Tourisme Algérie : “SOTRA”, la petite tente de “sinistrés” indispensable à la plage !

Apes avoir fait son apparition, il y’a quelques années, dans les régions côtières dites conservatrices et rigoristes dans leur pratiques de la religion, notamment à Jijel, se baigner en mer avec ses vêtements est devenu, la norme dans l’écrasante majorité des plages publics du pays.

En parallèle, le conservatisme religieux a instauré un véritable code de la baignade en mer. Ainsi, cette été 2022, les algériens (et les visiteurs de l’Algérie) ont vu apparaître au niveau de ces mêmes plages publiques, des petites tentes de fortune, faites de cartons d’emballage, de vieux draps et autres pneus usagés pour maintenir le tout debout. Appelé « SOTRA » à Alger, elles font office « de petits abris pour cacher les femmes », selon les internautes…

Dans une publication facebook, la militante Dr Amira Bouraoui, publie une photo d’une plage algérienne, l’accompagnant d’un petit commentaire où elle écrit : « Sinistrés estivants… ».

Selon plusieurs internautes, il s’agirait d’une plage à Bordj Al Bahri, une commune située dans la banlieue est d’Alger, à 15 km du centre de la capitale.

Plage interdite aux couples…

Dans un post facebook, daté de ce mois de juin 2022, l’islamologue Said Djabelkhir avait également publié une photo prise dans une plage de la capitale où on pouvait lire sur un écriteau : « Interdit aux couples ».

« Algérie, le pays sans loisir. Le pays où on prie… »

Dans sa chronique « Question sérieuse : que faire de son temps en Algérie ? », l’auteur Kamel Daoud décrivait ce qu’est advenu de l’Algérie, depuis que la société est tombée entre les mains des religieux et de la religiosité. Il écrit :

 » (…) Le pays est sans loisirs, sans joie. Il est vieux et ennuyeux. On y prie, on s’y ennuie. Arrêts et minarets. Salles d’attente et salles de prière. C’est cela la tragédie : le pays est sans loisirs. Il s’est libéré pour s’enfermer. Il est mort jeune pour vieillir sans fin. Tout le reste est prêches et blablas. On s’y ennuie à mourir et on n’y meurt même pas. Ou si, lentement. C’est le plus petit pays du monde, une île, un tuyau, un robinet, une serrure, un trou. C’est le pays le plus étroit, le plus long à traverser entre l’accouchement et le jugement. (…) ». Lire la chronique intégrale : « Question sérieuse : que faire de son temps en Algérie ? ».




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