“Oqba a été tué par les Byzantins”: L’incroyable mensonge du livre d’histoire qui tente de d’effacer le Prince Berbère Aksel !

Tous les livres d’histoires évoquent la bataille de Tahouda (actuelle Sidi Okba à Biskra en Algérie). Et tous s’accordent à dire qu’elle a mis face à face, en 683, une coalition de troupes berbères et byzantines autour du chef de guerre Aksel (Koceila en arabe) et les troupes arabes menées par le général arabe, Oqba Ibn Nafi qui ont utilisé l’islam comme cheval de Troie pour pénétrer et s’emparer des terres berbères.

Pourtant, dans le livre scolaire d’histoire algérien, une toute autre histoire est racontée.

Ainsi, selon une copie du livre d’histoire du primaire, on peut lire que la bataille de Tahouda a eu lieu en 681 et mis en confrontation les troupes arabes et byzantines. Et que Oqba Ibn Nafi a été tué lors de cette bataille. Une version qui tente d’effacer l’existence du chef berbère Aksel.

Ce que dit l’Histoire…

Le Prince Aksel (Koceila en arabe) est principalement connu pour avoir résisté à la conquête musulmane du Maghreb dans la partie orientale de l’actuelle Algérie et la Tunisie moderne, de 683 à 688.

À la tête d’une coalition de troupes berbères et byzantines, Aksel parvint en 683, à détruire un corps expéditionnaire omeyyade mené par le général arabe Oqba ibn Nafi, à Vescera (près de l’actuelle Biskra), expulser les occupants omeyyades de l’est de l’Algérie et de la Tunisie moderne, et prendre Kairouan. Il meurt vers 688, battu lors d’une expédition punitive conduite par le général omeyyade Zuhaïr ibn Qays, à Mammès, qui reprend Kairouan.

Caecilius, Aksel, Koceila

Selon Charles-Emmanuel Dufourcq, son nom est une déformation du gentilice latin Caecilius, très répandu en Afrique romaine, et notamment à Volubilis. L’hypothèse a été souvent reprise, notamment par Gabriel Camps, qui estimait que le nom Koceila n’était, dans tous les cas, pas berbère. Pourtant, on retrouve dans cet anthroponyme une structure consonantique KSL parfaitement admissible en berbère. Il existe une racine lexicale berbère KSL, « enlever, emporter, ramasser… ». Des formes proches existent dans l’onomastique berbère actuelle : Aksil, Aksel, et autres, et des noms proches sont d’ailleurs attestés dans l’histoire berbère antique.

Origine

Les historiens Ibn Khaldoun et Ibn Idhari du 14e siècle, considèrent sa ville d’origine comme étant Tlemcen. Cependant, ces récits datent de quelque 700 années après les événements. Al-Maliki, plus proche de l’époque de la conquête (9e siècle), l’associe uniquement à la région des Aurès. Tandis que l’historien Noé Villaverde Vega, indique que Aksel était probablement un roi du royaume d’Altava. Gabriel Camps est d’avis que Aksel régnait sur des territoires immenses, au point qu’il ne s’étonne guère de le voir, être capturé à Tlemcen, vaincre et tuer Oqba au sud de l’Aurès, puis régner à Kairouan.

D’après Yves Modéran, qui privilégie le contexte géopolitique de la deuxième moitié du 7a siècle, Aksel devait être dans les années 670, une sorte d’exarque ou de préfet des Berbères de l’Aurès et des régions voisines, auparavant investi par les byzantins.

Bien connu d’eux, il a d’abord tâtonné face aux Arabes puis, devant la carence de l’empereur Constantin IV, pris seul la décision de leur résister, avec ses tribus mais aussi avec l’appui des autorités byzantines locales, héritées de l’ancien exarchat de Carthage.

Les relations Aksel-Omeyyades

Selon des sources tardives, à l’époque où Abu al-Muhajir Dinar gouvernait la nouvelle province omeyyade d’Ifriqiya, Aksel dirigeait la tribu des Awerba, elle-même alors à la tête de la très vaste confédération des Branès, qui détenaient la suprématie sur les Berbères. D’abord chrétien, Aksel s’est converti à l’islam. L’émir musulman Abu al-Muhajir Dinar invita Aksel en 678, afin de le rencontrer dans son camp. Abu al-Muhajir a convaincu Aksel d’accepter l’islam et de rejoindre son armée avec une promesse d’égalité complète avec les Arabes. Abu al-Muhajir était un diplomate talentueux et a impressionné Aksel, avec, non seulement sa piété, mais avec son sens élevé du respect. Aksel a incorporé ses troupes berbères Awraba et Sanhadja dans les armées arabes et a participé à leurs campagnes, uniformément réussies sous Abu al-Muhajir.

Mais pour des raisons obscures, certains hitoriens évoquant le faible transfert de butins et de femmes, cet émir a ensuite été remplacé par Oqba Ibn Nafi, le fondateur de Kairouan, qui a traité Aksel et ses hommes avec dureté.

Le compte ci-dessus est contesté par certains historiens, qui préfèrent les premières sources du 9e siècle. Selon ces derniers, Aksel n’avait aucun lien avec Abu al-Muhajir, ni Oqba Ibn Nafi, jusqu’à la mise à mort de ces deux derniers à Vescera. Ces sources antérieures décrivent aussi Aksel comme un chrétien, et non un musulman converti. Ils conviennent toutefois que Aksel a mené une armée byzantino-berbère quand il a vaincu Oqba.

En 683, Oqba l’emmena avec lui dans une grande expédition vers l’ouest, et, d’après les récits plus tardifs du syrien Ibn al-Athir (13e siècle) et de l’égyptien Al-Nowaïri (14e siècle), l’aurait fait couvrir de chaînes et l’aurait traîné comme un trophée vivant tout au long de sa chevauchée à travers le Maghreb. Finalement, le manque de respect d’Oqba révulsa Koceïla. L’historien Al-Maliki indique toutefois que Aksel ne fut pas mêlé à ce raid vers l’ouest.

Au retour de cette expédition vers la base de Kairouan, Aksel , s’échappe du corps expéditionnaire, et se joint aux forces byzantines et organise une embuscade. L’armée byzantino-berbère d’environ 5 000 hommes prend en embuscade et massacre le corps expéditionnaire arabe de 3 000 hommes, et tue successivement son chef, Oqba ibn Nafi, et Abu al-Muhajir, à Vescera, dans l’actuelle Sidi Okba, en Algérie. Koceïla ayant alors la maîtrise incontestée de l’Ifriqiya, marche triomphalement sur Kairouan et expulse les Arabes de la zone orientale de l’actuelle Algérie et de la Tunisie pour plus d’une décennie.

Selon Ibrahim ibn ar-Raqiq et nombre d’auteurs plus tardifs, Aksel semble avoir ménagé les Arabes restés à Kairouan et décidé de faire de cette ville sa capitale, ce qui laisserait deviner la volonté de créer un État de type nouveau, ouvert aux relations avec l’Islam.

Chute et suite

En 688, des renforts arabes menés par le général Zuhayr ibn Qays sont arrivés. Aksel les rencontra dans la plaine de Mamma, dans les Aurès. Surpassée en nombre, l’armée byzantino-berbère est vaincue, et Aksel est tué. L’armée arabe victorieuse ne laisse toutefois qu’une simple garnison à Kairouan : surprise par des troupes byzantines débarquées à Barqa, cette garnison est massacrée sur le chemin du retour.

En 693, le calife Abd al-Malik envoie une puissante armée de 40 000 hommes commandée par Hassan ibn Numan en Cyrénaique et Tripolitaine afin d’éliminer la menace byzantine. Cette armée ne rencontre aucune opposition avant d’arriver à la Tunisie, où elle capture Carthage en 698, et défait une troupe byzantino-berbère près de Bizerte.

D’après l’historien irakien Khalifa ibn Khayyat, après avoir vaincu les Awraba à Sakuma lors d’une expédition méconnue en 705-709, le général aurait pris en otage des enfants de Aksel, réfugiés chez eux.

Quelques années plus tard après sa mort, les Berbères résisteront à nouveau, avec cette fois-ci, une femme à leur tête : La Reine Dihya (Kahina en arabe).

Au palais du Prince Aksel

Ma Revue De Presse DZ – Wikipédia + Divers documents


Au commencement étaient les Berbères ! Par Amin Zaoui


Un commentaire sur ““Oqba a été tué par les Byzantins”: L’incroyable mensonge du livre d’histoire qui tente de d’effacer le Prince Berbère Aksel !

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  1. Les Berberes algeriens, arabisés et islamisés, veulent effacer toutes traces qui leur rappellent leur passé HONTEUX. Ils ont détruit l’Algerie actuelle et ont vendu leur ames au diable. Il ne leur reste que le drapeau palestinien à brandir dans les stades et l’idée d’une nation arabe imaginaire à laquelle ils s’accroche pour ne pas sombrer dans la poubelle de l’histoire. Les algeriens sont un cas pathologique unique au monde. Quand à l’islam qui s’appuit sur l’idole mecquoise allah, est une secte qui a réussi par le crime et le mensonge. C’est pas moi qui le dit c’est l’histoire.
    Ils ne réussiront pas dans leur entreprise car ils ne tiennent aucun monopole apart le crime organisé et les arrestations ciblées.

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