“On a dû se cacher pour brandir le drapeau Amazigh”: Abdelkrim Zeghileche témoigne…

 » (…) Journée du drapeau amazigh. Pour prendre cette photo, il fallait courir au risque incroyable de se faire arrêter. Pour une simple photo ! La police étant partout a Tizi Ouzou, nous avons été obligé carrément de monter un plan de trouver des véhicules de se garer rapidement, prendre la photo rapidement et remonter dans les véhicules rapidement repartir rapidement… !!!! Nous méritons mieux, nous méritons de vivre librement dans un pays libre ».

C’est le témoignage du journaliste Abdelkrim Zeghileche qui raconte, ce mardi 30 août, sur sa page facebook, sa journée passée en Kabylie à l’occasion de la journée du drapeau Amazigh, fêtée chaque année le 30 août.

Petite histoire du drapeau Amazigh…

Tout comme les Bretons, les Catalans ou les Basques, les Berbères d’Afrique du Nord possèdent leur bannière : un drapeau frappé de la lettre « Z », transcrite en Tifinagh (ⵣ), l’alphabet berbère.

Ses couleurs rappellent celles des paysages amazighs. Le bleu symbolise la Méditerranée et l’océan Atlantique, le vert les montagnes boisées, le jaune l’immensité du Sahara où vivent les Touaregs. La couleur rouge du sigle symbolise la vie, le sang qui unit les Berbères de Libye, de Tunisie, d’Algérie, du Maroc et des îles Canaries.

L’histoire de l’étendard berbère n’est pas aussi ancienne que les peuples qu’il représente. C’est plutôt dans les années 1970 que des chercheurs et des intellectuels kabyles, réunis autour de l’Académie berbère, une association basée à Paris, envisagent la création d’un emblème commun. Toutefois, son adoption a été retardée jusqu’en 1998 pour être officialisée lors du Congrès mondial amazigh qui s’est tenu à Tafira (Las Palmas).

Reconnu par les autorités des pays d’Afrique du nord, il est, cependant, frappée d’une interdiction (non-officielle) en Algérie, depuis l’accession au pouvoir de président Abdelmadjid Tebbooune. Il est ainsi interdit dans toutes les manifestations culturelles ou sportives. Les sportifs et autres artistes sont interdits de brandir ce drapeau au risque d’être black-listés. Et ceux qui le hissent peuvent faire l’objet d’arrestation.


Les joueurs de la JSK doivent porter le drapeau algérien, Les juifs devaient porter une étoile jaune !


Un commentaire sur ““On a dû se cacher pour brandir le drapeau Amazigh”: Abdelkrim Zeghileche témoigne…

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Create a website or blog at WordPress.com par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :