“Said Bouteflika est à mille lieues du portrait qu’on dresse de lui“ : Me Bourayou et sa campagne de dédiabolisation de son client…

« Mon client est à mille lieues du portrait que l’on dresse de lui depuis que son frère a accédé à la présidence et particulièrement depuis que Abdelaziz Bouteflika a eu un AVC en 2013 ».

C’est ce que déclare au site TSA, ce lundi 17 mai, Me Bourayou, avocat de Said Bouteflika, ajoutant que pendant des années, Saïd Bouteflika était présenté comme le faiseur de la pluie et du beau temps en Algérie. Celui qui nommait et dégommait ministres, PDG d’entreprises et généraux de l’armée, intervenait pour octroyer des marchés publics, introniser ou détrôner des chefs de partis politiques…

Même s’il n’est pas aisé de démentir une accumulation de deux décennies de « rumeurs », comme il les qualifie, Me Bourayou se lance dans un plaidoyer pour, dit-il, « remettre les choses à leur endroit ».

« Voici un homme qui porte les charges de la rumeur. Aujourd’hui, il suffit de citer Saïd pour qu’on y croie. Il a été présenté comme le mal du système. S’il a laissé colporter toutes ces rumeurs pendant toutes ces années, c’est parce que c’est un homme conscient des enjeux. C’est un homme qui a rempli sa mission auprès du président et qui n’a pas essayé de travailler au grand jour ».

Me Bourayou poursuit : « Il s’est imposé une ligne de conduite qui consiste à ne pas répondre aux rumeurs, préférant se consacrer à son travail. Sa culpabilité judiciaire n’a rien à voir avec ce qu’il a accompli comme travail auprès de son frère. Jamais il n’a été tenté de poursuivre quelqu’un. »

Une demande de liberté provisoire en cours…

Ces déclarations sont faite à la veille de l’introduction d’une troisième demande de remise en liberté provisoire en faveur de Said Bouteflika par ses avocats. Il a été mis sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach depuis janvier dernier.

De 1999 à 2019, Saïd Bouteflika était conseiller de son frère et des pouvoirs illimités lui avaient été prêtés par l’opinion publique, jusqu’à être surnommé « le régent ». « Oui, mais pour mettre quelqu’un en prison, il faut des preuves tangibles », rectifie Me Bourayou.

Dans le dossier, confie l’avocat, pas une once de preuve n’a été trouvée contre son client. « Pas même un témoignage », assure-t-il. « Il est poursuivi pour blanchiment, alors qu’il n’y a aucun élément, aucune preuve. Pour qu’il y ait blanchiment, il faut qu’il y ait des sommes d’argent à blanchir. Saïd Bouteflika a déclaré devant le juge qu’il vit de son salaire de conseiller à la présidence et personne n’a pu prouver le contraire », révèle l’avocat.

Me Bourayou dit, enfin, ne rien savoir concernant la programmation du procès qui « en principe ne doit pas dépasser quatre mois, l’affaire étant enrôlée en correctionnelle ». Mais il se dit « obligé d’être optimiste » quant à une remise en liberté provisoire de son client.  


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