Affaire Djamel Bensmail : 49 condamnations à mort, Aucun psychologue présent au procés !

Août 2021, la région de Kabylie, en Algérie, fait face à la vague d’incendies la plus meurtrière de son histoire. Le 11 Août, le jeune artiste Djamel Bensmail âgé de 36 ans originaire de Milliana (Ouest d’Algérie) est livré par le commissariat de police de Larbaâ Nath Irathen dans la wilaya de Tizi Ouzou à une foule déchainée. La rumeur rondement « organisée » le présente comme « le pyromane » qui met le feu aux forêts de Kabylie. « Un pyromane » donc présenté à des habitants qui  n’ont pas dormi depuis plusieurs jours de lutte contre les feux qui ont fait plus de 200 morts et causé la ruine et la dévastation des efforts de toute une vie pour des centaines de familles. Des familles abandonnées à leur sort, 20 jours durant face aux feux, et regardant impuissants leurs enfants et leurs anciens tomber les uns aprés les autres…

Ce jeudi 24 novembre 2022, le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda (Alger) a prononcé, des condamnations allant de la peine capitale à l’acquittement à l’encontre des accusés poursuivis dans cette dramatique affaire.

Ainsi, selon l’agence APS, « après délibérations, le tribunal a condamné 49 accusés à la peine capitale pour crime d’homicide et lynchage du cadavre de Djamel Bensmaïl, 28 autres accusés à des peines allant de deux (02) à dix (10) ans de prison ferme, ainsi qu’à des amendes allant de 100.000 à 200.000 DA, et acquitté 17 autres accusés.

Samedi dernier, le procureur général près le Tribunal criminel de Dar El-Beïda avait requis des peines allant de la peine capitale à 10 ans de prison ferme à l’encontre des accusés.

Les accusés sont poursuivis dans cette affaire pour commission d’actes terroristes et subversifs contre l’État, l’unité nationale et la stabilité et le fonctionnement normal des institutions, en semant la terreur au sein de la population et en créant un climat d’insécurité en agressant des personnes, en mettant leur vie en danger et en portant atteinte à leurs biens, ainsi que la participation à un homicide volontaire avec préméditation et guet-apens ».

De nombreux observateurs ont noté l’absence de toute analyse psychologique pour dresser le profil et l’état d’esprit des incriminés au moment des faits.

Dix jour aprés le drame, dans une contribution datée du 21 août 2021, le sociologue et politologue Laouari Addi expliquait le phénomène de « Foule ». Il écrivait : “Djamel n’a pas été tué par des gens, mais par la foule !”

“Djamel n’a pas été tué par des gens, mais par la foule !”


“Comment a-t-il pu être remis à une foule en colère?”: Amin Zaoui s’interroge sur le meurtre de Jimmy…


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