Cours des Devises et du Pétrole du 6 novembre 2022

Taux de change du 6 novembre 2022

Square Port Said 

Pour ce dimanche 6 novembre 2022, au niveau du marché noir des devises du square Port-Saïd, 1 Euro s’échange à l’achat contre 216 dinars et 218 dinars à la vente. 1 Dollar, quant à lui, s’échange à l’achat contre 217 dinars et 219 dinars à la vente.

Cours officiel 

Au niveau du marché officiel, l’Euro s’échange contre 137.04 DA à l’achat et 137.11 DA à la vente. Le dollar américain, de son côté, s’échange contre 140.20 DA à l’achat et 140.21 DA à la vente.

Taux de change / Euro – Dollar

Ce dimanche, 1 euro s’échange contre 0.99 dollar.

– Marché du Pétrole –

Cours du Brent 

Le baril de Brent de la mer du Nord a terminé vendredi en forte hausse et approché le seuil symbolique de 100 dollars. A la clôture le Brent a gagné 4,11% à 98,57 $.

 L’actualité du Marché Financier 

EUR/USD : POURQUOI ON EST TRÈS LOIN D’EN AVOIR FINI AVEC LA SOUVERAINETÉ DU ROI DOLLAR

(BFM Bourse) – Porté par son statut de valeur refuge, le billet vert a enregistré de solides gains face aux principales autres devises. L’incertitude sur les marchés, couplée à l’avance prise par la Réserve fédérale en matière de resserrement de politique monétaire, a de bonnes chance de prolonger cette tendance.

Rarement le roi dollar n’a été aussi majestueux. Depuis le début de l’année, le billet vert met à mal l’ensemble des principales devises du monde entier, à de très rares exceptions près. L’indice dollar DXY, qui mesure l’évolution de la devise d’outre-Atlantique face à un panier de devises, progresse de plus de 16% sur l’ensemble de 2022.

« Si on prend le taux de change réel effectif, qui prend en compte l’écart d’inflation entre les pays et mesure la vigueur du dollar face à un panier de devises, le dollar est à un plus haut depuis le milieu des années 1980, soit la période de l’accord de Plaza, de 1985. Les pays occidentaux s’étaient alors entendus sur des actions pour faire baisser le cours du dollar », explique Bastien Drut, stratégiste chez CPR AM.

Cette appréciation est due à un ensemble d’éléments. « Le principal moteur de la force du dollar cette année a été une fuite sans précédent dans l’histoire vers le cash en dollar, en raison d’une prime de risque croissante dans de multiples domaines », souligne Deutsche Bank.

« Cercle vertueux »

La politique monétaire est également à l’origine du bond du dollar. « Parmi les pays développés, la Fed [Réserve fédérale américaine, NDLR] a resserré au plus vite sa politique monétaire cette année, avec des hausses de taux cumulées de 375 points de base (3,75 point de pourcentage, NDLR) contre 200 points pour la Banque centrale européenne et 0 pour la Banque du Japon. Cette divergence constitue l’un des vents qui ont porté le dollar », développe Bastien Drut, stratégiste chez CPR AM.

« L’autre facteur, au moins aussi important, est lié aux prix de l’énergie. L’Union européenne et l’Asie en général sont très importateurs nets de pétrole et surtout de gaz naturel, dont les prix ont bondi sur le marché. Ce qui a dégradé les termes de l’échange pour leurs devises. Tout le contraire des Etats-Unis, qui sont eux exportateurs nets de gaz naturel et de pétrole », poursuit-il.

Charles-Henry Monchau, directeur des investissements de la banque Syz, ajoute qu’un « cercle vertueux » s’est créé autour du billet vert. « Plus le dollar s’apprécie, plus les gouvernements et entreprises sont obligés de se procurer de dollars ce qui crée un effet de rareté (« dollar shortage ») bénéficiant au billet vert », développe-t-il. L’expert rappelle également que la croissance américaine est plus robuste qu’en Europe, au Japon ou en Chine.

« Des ingrédients bien présents »

La force du billet vert a de bonne chance de persister. « Les ingrédients pour que la vigueur du dollar se poursuive sont encore là. La divergence de politique monétaire pourrait encore se prolonger plusieurs mois, la Fed ayant fait passer l’idée qu’elle installerait les taux directeurs à des niveaux élevés l’année prochaine pendant longtemps. Par ailleurs, la configuration sur les marchés de l’énergie est partie pour perdurer », développe Bastien Drut.

Un constat que partage UBS. La banque suisse voit le dollar progresser, anticipant un taux de autour de 90 cents pour un euro « dans les prochains mois », avant une remontée à 96 cents à la fin mars 2023.

Alan Greenspan, l’ex-président de la Réserve fédérale, juge lui-même que le dollar pourrait encore avoir le vent en poupe l’année prochaine. « Même si, comme le prévoient certains pronostiqueurs, l’inflation américaine atteint son point culminant au cours du premier semestre de 2023 et que la Réserve fédérale parvient à ralentir, voire à stopper, le rythme de ses hausses de taux, le dollar américain disposera toujours d’un vent monétaire porteur pour le soutenir », a-t-il écrit mercredi dans un commentaire cité par Bloomberg.

« Le dollar devrait garder son rôle de valeur de réserve pendant encore une ou deux décennies du fait d’absence d’alternatives. Néanmoins, ce statut de valeur refuge pourrait très bien ne pas perdurer », souligne de son côté Charles-Henry Monchau.

Un coup de pouce pour la Fed

Peu de raisons incitent par ailleurs les Etats-Unis à prendre d’éventuelles mesures pour contrer la vigueur du dollar. La hausse de la devise américaine a l’avantage de contenir les prix des importations de la première économie au monde et donc de soutenir la lutte de la Fed contre l’inflation.

« Cette année, le déficit commercial américain s’est réduit, l’inflation s’avère obstinément élevée et la Fed relève ses taux. Il n’y a tout simplement aucun impératif politique, économique ou monétaire américain pour affaiblir le dollar », explique Deutsche Bank.

« Les États-Unis pourraient finir par souffrir d’une monnaie trop forte, qui permet, certes, de contenir l’inflation importée mais qui vient également pénaliser leur compétitivité à l’export », tranchent de leur côté les stratégistes de la société d’investissement Atlantic Financial Group. « Les investisseurs doivent toutefois conserver leur patience. Plutôt que d’essayer d’attraper un couteau qui tombe, ils ont souvent intérêt à attendre que la tendance s’inverse clairement pour devenir acheteurs de devises contre la devise de l’Oncle Sam », recommandent-ils néanmoins. Patience et longueur de temps…

Des effets néfastes pour les autres pays

En parallèle, le dollar fort a pour défaut de poser des difficultés aux autres pays. « Les pays émergents endettés en dollars sont confrontés à une envolée du service de leur dette. Pour les pays de la zone euro, le Royaume-Uni ou le Japon, la vigueur du dollar complique la lutte contre la hausse de l’inflation puisque les prix des produits importés augmentent, ce qui pèse par ailleurs sur le pouvoir d’achat des ménages », expose Bastien Drut.

« Ainsi, si les prix du pétrole en dollars ne sont pas plus hauts que sur la période 2012-2014, ceux de l’essence en euros sont, eux, 10% à 15% plus forts que sur cette période », conclut-il.

Charles-Henry Monchau souligne également que « les pays dont la devise est arrimée au dollar sont obligés de monter leurs taux d’intérêt en même temps que la Fed alors même que la croissance de leur économie n’est pas forcément en ligne avec celle des Etats-Unis ». Au point que « certains pegs » (« arrimages » en anglais), c’est-à-dire des devises dont l’évolution est indexée sur celle du dollar, « deviennent intenables », ajoute-t-il, citant le dollar de Hong Kong.

BFM BOURSE, Le 5 novembre 2022


Cours des Devises et du Pétrole du 5 novembre 2022


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