Nouveau stade de Tizi Ouzou : “La commune Dey Hossein oui, Le stade Matoub-Lounes non !”

Le choix du nom du nouveau stade de Tizi Ouzou suscite toujours autant de commentaires. Jamais le choix du nom d’une infrastructure (sportive ou autre) n’a suscité la moindre attention. Une première en Algérie. Le fait qu’il s’agisse d’un stade en Kabylie n’y est sans doute pas étranger. D’autant que le débat est particulièrement ouvert sur les pages facebook d' »Arabes- d’Algérie », qui n’aiment pas trop qu’on se mêlent des choix qu’ils font, quand ils baptisent un centre équestre du nom du poète arabe « Antar ibn al-Chaddad », mais se donnent le droit de se mêler du choix des Kabyles quand il s’agit de baptiser un stade dans leur région.

Lire aussi : Centre équestre d’Oran baptisé “Antar ibn al-Chaddad” 

Autre angle de traitement de cette information, cellui choisi par le journaliste du Soir d’Algérie, Slimane Lououari dans sa chronique de ce samedi 29 octobre.

Il écrit :

 » (…) Ça polémique sec sur le nom que portera le nouveau stade de Tizi Ouzou. Normal, on peut trouver qu’il y a d’autres personnalités de la région qui ont autant de légitimité que Lounes Matoub qui a manifestement les suffrages populaires.

Matoub est aussi le sujet de la «polémique». Il y en a qui estiment qu’il «mérite plus qu’un stade». D’autres sont plus précis en soutenant qu’une grande infrastructure culturelle est plus digne de lui. Il y en a pour qui un sportif ou un dirigeant conviendrait mieux en l’occurrence.

Et il y a les «autres».

On ne les a pas entendus sur le fait qu’un grand et beau quartier d’Alger porte le nom de celui qui a livré sans gloire, sans résistance, l’Algérie à l’expédition coloniale. On ne les a pas entendus non plus s’indigner que des rues et… villes algériennes portent encore des noms d’officiers du corps expéditionnaire colonial parmi les plus cruels.

Tout d’un coup, ils « pensent » que le stade de Tizi devrait s’appeler… si vous voyez ce que je veux dire (…) »

S.L.

Quand l’Algérie baptise un quartier du nom de Hussein Dey, l’homme qui a donné les clés d’Alger à la France coloniale

L’Histoire retient que le 10 juillet 1830, le Dey d’Alger, « Hussein Dey » a remis les clés de la ville d’Alger aux nouveau colon français fraîchement débarqué. Il a, ainsi, quitté Alger avec sa famille : son épouse principale, Lalla Fatma, fille de Sidi Hassan Pacha, et trois concubines, son frère et son neveu, trois de ses filles dont deux sont mariées (les deux gendres, Ibrahim Agha et Kaid Ismaël sont respectivement commandant des troupes et ministre de la marine). Il emmène aussi sa suite, un total de 110 personnes des deux sexes (dont son économe, son trésorier, des janissaires et ses esclaves et eunuques).

Hussein réclame 30 000 sequins (270 000 fr) comme étant sa pleine propriété, disant qu’il les a laissés à la Casbah. Le comte de Bourmont ordonne aussitôt de les lui remettre et l’autorise à enlever les armes, meubles, étoffes et tapisseries qu’il désire conserver. Hussein Dey et sa suite embarquent sur le navire français Jeanne d’Arc et arrivent à Naples le 31 juillet. Il réside quelque temps à Paris, avant d’être expulsé sur ordre du gouvernement de Charles X et de s’installer à Naples. Le 25 octobre, il se fixe à Livourne et y demeure trois ans. Il finira finalement sa vie à Alexandrie, en Égypte.

Diverses sources historiques

Mouna Bekkis, Le 29 Octobre 2022


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