13 romans en Tamazight en 2022 : “Achetez-en un !”, La campagne pour encourager les auteurs est lancée…

Une campagne pour le moins originale mais surtout utile est lancée sur les réseaux sociaux. Elle invite les Amazigh (et non Amazigh) à acheter un des 13 romans écrits, cette année 2022, en langue Amazigh (Tamazight).

Un appel pour aider les auteurs et les encourager. Faut-il rappeler qu’il faut entre 6 mois et une année pour écrire un roman. Un investissement et des centaines d’heures de travail pour les auteurs qui ne peuvent compter que sur le lectorat soucieux de la préservation de l’identité, la culture et le patrimoine Amazigh.

Dans son édition du 22 juillet 2022, le site Tamurt.com écrivait :

« La littérature d’expression kabyle s’enrichit chaque année par de nouvelles publications littéraires. Depuis le début de l’année en cours, 13 romans, dont huit rédigés directement en kabyle et cinq traduits d’autres langues étrangères, ont été publiés par de jeunes auteurs kabyles.

L’écrivain Nedjmeddin Mouaissi, natif d’At Ourtilan (Sétif) et étudiant de tamazight à l’université de Vgayet, vient d’éditer « Fehmet-iyi, ttxil-wat !» aux éditions (tiẓrigin) Ccix Muḥenx Ulḥusin. Quatre autres romans, à savoir « Iẓeblac » de Hamid Bessaad, « Tayri n umettan » de Ɛacur Feṭṭuc, « Agni n twaɣit » de Ǧamal Maḥrug, et « Tayri ger ufara d uɣuru » de Ramdane Ouslimani ont été publiés depuis janvier dernier aux éditions Imal. Par ailleurs, les auteurs Muḥend Akli Salḥi et Tahar Ould Amar ont publié respectivement « Tiṭ d yilleḍ » et « Murḍus » aux éditions Imtidad, alors que l’écrivain Aumer Ulamara a publié aux éditions Achab son livre « Taseddarit ».

5 romans traduits en Kabyle

Dans un autre chapitre, cinq autres romans ont été traduits en kabyle, cette année. L’auteure Amel Idrici a traduit en kabyle sous le titre « Inig n win ur negzi ɣer wayen ur nefri » un livre d’Ould Youcef Mustapha. Pour sa part, Yucef Achouri a traduit un roman de l’auteur libanais Ǧebran Xalil Ǧebran sous le titre « Igider amarẓu ». En outre, un roman de Yucef Meraḥi a été traduit en kabyle par Hamid Bilek sous le titre « Ad ḥerqeɣ lebḥer ». Aux éditions Tamagit, Arezki Boudif a publié sa traduction de deux romans de l’écrivain américain John Steinbeck. Il s’agit de ”Tameɣwant seg yillel” et ”Uḥdiq d wungif”.

Un acte de résistance contre la politique d’arabisation

Toutefois, pour que la littérature kabyle continue à progresser, il faut qu’il y ait un lectorat assidu. Il faut quand même noter l’évolution de l’édition kabyle. Traditionnellement portée par des associations militantes, notamment au temps de la clandestinité, elle passe à l’édition privée, mais continue d’être un acte de résistance contre la politique d’arabisation à outrance lancée par le régime algérien. Les éditeurs du livre littéraire kabyle sont en majorité issus d’un milieu de militantisme culturel et politique. »


“L’enseignement de l’anglais n’a pas pour but de combattre le français, mais de barrer la route à Tamazight” (Amin Zaoui)


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