“Il paralyse l’importation et crée les pénuries”: Rezig forcé de libérer le Lait et la Maïs !

Les décisions prises par le ministère du Commerce pour réguler le marché de l’importation continuent d’asphyxier le marché qui vit au rythme de pénuries à répétition. Gravement atteint, le secteur des médicaments a pu être exempté des incroyables dispositions bureaucratiques mises en place par le ministre après que de fortes pénuries aient frappé plusieurs médicaments vitaux pour certaines maladies chroniques. Idem pou le secteur de l’agriculture qui s’est retrouvé à l’arrêt du fait de l’indisponibilité de plusieurs intrants, semences et autres matériels indispensables pour le fonctionnement du secteur.

Dans son édition du lundi 5 septembre, le site Maghreb Émergent rapporte qu’une alerte a été lancée concernant de nouvelles crises qui touchent directement deux produits de premières nécessités. En l’occurrence, le lait et le maïs.  En effet, les dispositions de Rezig pourraient très prochainement provoquer d’énormes pénuries de plusieurs produits laitiers et vider les stocks des laiteries et autres usines de transformations. Le manque de ces deux produits risque de réduire la disponibilité du lait et de ses dérivés sur le marché algérien, ainsi que le blocage des usines d’huile qui utilisent le maïs dans leur production.

Un appel urgent auquel le ministère du commerce a dû se soumettre en faisant marche arrière pour ces deux produits également. Ainsi, le site rapporte que selon une note de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), portant le numéro 533, en date du 25 août, concernant l’importations de lait en poudre et de maïs, il a été décidé que ces deux produits ne sont plus soumis à la délivrance du certificat de l’Agence Nationale pour la Promotion des Exportations « ALGEX », ni aux procédures de la plate-forme numérique comportant les produits locaux.

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« Des décisions idéologiques qui ne prennent compte d’aucune réalité économique ! »

L’intention est de réguler le marché de l’importation et économiser des devises. Les conséquences : une paralysie quasi-générale du marché et des pénuries à répétition sur plusieurs produits. « N’ayant toujours pas compris que le slogan « production nationale », n’est qu’un slogan politique et qu’il n’a aucune réalité », le ministre du Commerce Kamel Rezig avait décidé en avril dernier de soumettre toute opération d’importation à un « document attestant de l’indisponibilité des produits à importer, sur le marché national ».

A cet effet, l’ABEF a adressé une note aux directeurs des banques et des établissements financiers, obligeant à toute domiciliation bancaire un document délivré par les services de l’Agence nationale de la promotion du commerce extérieur (Algex). Une décision qui a fait l’objet de nombreuses plaintes de la part des opérateurs économiques, qui n’ont exprimé leurs grandes difficultés pour bénéficier de la domiciliation bancaire, en raison des lourdes procédures d’obtention du document d’Algex.

L’Association nationale des opérateurs économiques algériens (ANOEA), avait organisé un sit-in au mois de juin, devant le siège du ministère du Commerce, pour protester contre les récentes mesures qui paralysent l’activité des importateurs et même certains producteurs. Selon cette association, les 13 000 entreprises d’importation, que regroupe l’association sont toutes paralysées, en raison des instructions du ministère du Commerce ».

Cette paralysie a même touché des secteurs publics, poussant certain ministère à se dispenser de cette directive du ministère du Commerce, ce qui a été le cas pour les ministères de l’Industrie pharmaceutique et celui de l’Agriculture.

Pour le ministère de l’industrie pharmaceutique, cette démarche s’inscrit dans le cadre de « la cohésion gouvernementale et la concertation intersectorielle » en vue d’assurer la disponibilité des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux, ainsi que « la protection et la promotion de la production locale ».

Dans le cas du ministère de l’Agriculture, sa démarche de dispenser de l’exigence du document d’Algex, « s’inscrit dans le cadre de la stratégie intersectorielle en matière de développement des filières agricoles qui vise à assurer la disponibilité de ces matières premières aux agriculteurs, au moment opportun ».


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