“En Algérie, chaque véhicule coûte 1 million DA de plus que son prix réel” (GCAA)

L’incapacité des autorités, depuis 4 ans, à élaborer un cahier de charges enfonce le marché automobile dans une crise et a ouvert la porte à la spéculation et partant une envolé des prix qui sont passés du simple au triple !

Pour le Groupement des concessionnaires automobile d’Algérie (GCAA), cette situation a ouvert la porte du marché noir.  « La hausse des prix dépasse le million de dinars par véhicule, sans parler des énormes sommes d’argent finançant le marché noir, ce qui est une menace directe pour le pouvoir d’achat du consommateur », écrive-t-ils dans une lettre adressée au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le 7 juillet dernier.

Dans leur lettre, les concessionnaires dénonce ce qu’ils appellent « le détournement de la loi », à travers des importations de véhicules dans le but de les revendre illégalement et sans crédits, sur le marché parallèle. « Ceci, sans offrir la moindre protection au consommateur, au moment où ce dernier (protection du consommateur) représente le partie la plus importante du cahier des charges imposé pour la réalisation de ces opérations commerciales, notamment la garantie, le service après vente et le réseau commercial », écrivent-ils.

Enfin, les concessionnaires ont indiqué que « l’absence de commerce automobile en Algérie réduit le volume des échanges commerciaux internes de mille milliards de dinars, avec une perte dans les recettes fiscales et les postes d’emploi.

Les propositions

Au chapitre propositions pour sortir de la crise, les concessionnaires automobiles, sont engagées à « mettre en place une industrie locale de l’automobile à travers une véritable transformation technologique, dans une période n’excédant pas trois ans à compter de la date de délivrance des crédits ».

Dans cette même lettre, les concessionnaires ont appelé à « ouvrir l’importation aux véhicules neufs d’une manière délibérée », tout en assurant « l’exploitation optimale des devises, en se basant sur deux points : les besoins actuels du marché local et les perspectives d’avenir du parc automobile en Algérie ».

Ils ont également proposé que la délivrance des crédits, soit « conditionnée à une promesse écrite, de la part du concessionnaire bénéficiaire, d’une volonté d’investir dans l’industrie automobile dans un délai maximum de trois ans ». Ceci, à condition que « la deuxième étape comprenne une véritable percée dans l’industrie automobile, par la coordination entre les différents investisseurs, car cette coordination », expliquent-ils, « vise à établir un socle solide, l’industrie automobile en particulier et l’industrie mécanique en général ».

A cet effet, les rédacteurs de la lettre ont confirmé qu’ils s’efforceront de fournir régulièrement toutes les informations au ministère de l’Industrie sur les étapes de mise en œuvre de ces engagements, afin que la tutelle puisse assurer le suivi du projet.


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