“Cet engouement quasi maladif pour le kamis !”: Malika Boussouf diagnostique…

Cet engouement quasi maladif pour le kamis !

Comment en guérir ? Comment en sevrer les hommes qui lui courent après, comme si l’affirmation de leur personnalité en dépendait et devait impérativement en passer par là ? Le port du kamis est en hausse ! Il est en passe de rivaliser avec celui du hidjab et pourrait même, dans un proche avenir, lui ravir la vedette. Pourquoi les Algériens ont-ils troqué la gandoura traditionnelle contre le kamis ? Ne me demandez pas à quoi est dû leur engouement pour le sac à patates.

Certains adeptes du refuge régressif pensent, en renouant avec les pratiques propres aux bédouins du Golfe, accéder à davantage de respect. Sérieux problème comportemental et mimétisme révélateur d’un profond malaise identitaire. Je me pose les mêmes questions que se pose la minorité que nous allons bientôt devenir si rien n’est entrepris pour corriger les travers socioculturels dont souffre le pays.

L’ambivalence que chaque individu porterait en lui et cultiverait selon les interprétations, par exemple, de l’école freudienne serait à l’origine de la matérialisation de penchants chez l’individu. Une manifestation qui influencerait le comportement du groupe tandis qu’en permanence, les pulsions s’affrontent pour prendre le contrôle à qui mieux-mieux et imprimer leur ascendant les unes sur les autres. Un contrôle neutralisé par un équilibre approximatif qui en maîtrise les effets sur les bouleversements qui s’observent ici et là.

J’assimile, pour ma part, le port du kamis à celui d’une robe. La robe, les sandales et les pieds crasseux, le henné, le souek. Il n’y a que la barbe au nombril qui les distingue de celles dont ils étouffent l’apparence. Les nanas rivalisent à coups de foulards et de djilbab et les mecs à coups de kamis. Des robes d’un blanc douteux et un grand besoin de rompre avec l’héritage des siens !

Un ami qui prie de façon apaisée m’a récemment raconté comment les fidèles, qui foncent à la mosquée, ne renoncent pas à leur Facebook pendant qu’ils prient ou font leurs ablutions mais, aussi, lorsqu’ils se précipitent aux toilettes et que leur sonnerie de portable retentit avec un Allah Akbar pour appeler à la prière. Dieu est partout !

Malika Boussouf, Le 30 juin 2022



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