Crabe bleu à Jijel : “Les tunisiens créent un marché de 4 millions €, les algériens font appel à un RAKI !”

En ce début d’été, des pêcheurs ont repéré la première apparition du crabe bleu sur les côtes orientales de la wilaya Jijel.

C’est ce que révèle l’association « Environnement sans frontières », dans un communiqué paru cette semaine. Le responsable de l’association, Najib Benayad, y a déclaré que cet organisme ne présente pas de danger pour l’homme, mais qu’il peut causer des dommages à la zone dans laquelle il se trouve. « Il se nourrit des créatures marines, en particulier des petits poissons », indique-t-il. Selon ce responsable, « ce type de crabes présente un danger, car il se multiplie et se propage rapidement et devient dominant à l’endroit où il se trouve car il n’y a pas de créatures marines prédatrices qui s’en nourrissent ». « Le crabe bleu cause des pertes aux pêcheurs, car il coupe les filets de pêche et dévore ce qui a été pêché », a-t-il indiqué.

Ce n’est pas pour rien que les pêcheurs du sud tunisien, qui ont vue cette espèce envahir leur côtes en 1993, l’ont surnommé « Daech », en référence à l’acronyme arabe du groupe État islamique.

Pourtant, si les pécheurs algériens se sont dépêchés de faire appel à un « RAKi » (exorciste) pour conjurer ce qu’ils considèrent comme « un mauvais sort », selon ce que rapportent certaines pages facebook de l’est algérien, de leur côté, les pécheurs tunisiens ont vite fait de s’adapter et d’en faire un marché. Pour l’heure, il est estimé à 4 millions d’euros avec comme cible : le marché de l’UE.

Les tunisiens créent un marché du crabe bleu !


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