Une ordure nommée Sidi Said : Les interrogations de Malika Boussouf…

Parmi toute l’armada d’ordures qui entourait l’ex-président Bouteflika aujourd’hui sous terre, il en est une qui semblait imprenable. L’ex-SG de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Said, « a des dossiers sur tout le monde et parmi ce monde, de hauts fonctionnaires civils et militaires encore en poste aujourd’hui. Ce qui lui garanti l’impunité », disait-on.

Pourtant, le 11 mai 2022, il est arrêté et placé sous mandat dépôt. Le concernant, qu’il s’agisse d’un règlement de compte ou de véritables preuves judicaires, le sujet n’est même pas évoqué par de nombreux algériens, tant pour ces derniers et particulièrement les travailleurs, il incarne ce qu’il y a de pire : un criminel au sang froid, soutenu par les médias, à l’instar de la chaîne Ennahar TV, toujours en activité, qui vendaient son image.

Petite miniature sympathique promotionnelle à l’image de Sidi Said réalisée par Ennahar TV ; « Vive le production de mon pays »

Dans sa chronique de ce lundi 30 mai, la journaliste Malika Boussouf revient sur le parcours de ce personnage…  

Et avec ses fils, c’est encore mieux ! Par Malika Boussouf

L’empressement du patron de la Centrale syndicale à s’aligner derrière une bande de malfrats a fait de lui un complice de choix, prêt à servir une version positive de tous les bilans de Bouteflika. Plus son soutien à l’ex- Président défunt s’affirmait, et plus on disait de Sidi Saïd qu’il était insatiable.

Bien des rumeurs ont couru à son propos jusqu’à sa retraite forcée. On l’a dit actionnaire dans de grosses affaires. On le dit riche à milliards. Les travailleurs l’ont accusé de s’être sucré à n’en plus pouvoir sur leur dos. Le premier syndicaliste du pays aurait-il eu peur que soit révélé tout ce qu’il pensait avoir soigneusement tenu secret ?

Il ne serait pas le seul dans ce cas à l’UGTA, et le monde syndical, de moins en moins dupe et de moins en moins prompt à se fier aux fausses promesses, aurait déserté la Centrale au profit d’autres organisations autonomes dites plus crédibles et surtout plus offensives. Même si elles n’étaient pas reconnues par l’administration. Sidi Saïd, lui, voulait garder le monopole de ce qu’il appelait l’action syndicale. Que lui apportait donc ledit monopole ? Un statut d’intouchable ? Espérait-il qu’il lui permettrait de faire fructifier ses avoirs sans craindre à jamais la moindre retombée ?

Né à l’ombre de feu le valeureux Abdelhak Benhamouda, dont il n’aurait pu rêver d’occuper le siège si le célèbre martyr de la cause syndicale n’avait pas été assassiné le 28 janvier 1997, Sidi Saïd aura, depuis, transformé l’organisation en appendice du pouvoir. Comme Ouyahia, dont on le disait très proche, il avait décidé, en dépit des réticences de quelques camarades, d’arrimer l’UGTA au wagon desdits redresseurs du FLN conduits par l’autre détestable prédateur Saidani.

C’est sa prédisposition à la soumission qui lui a valu la bienveillance et la protection que l’on sait. Garder ses privilèges le plus longtemps possible, maquiller son soutien en acte de bravoure et justifier, enfin, son ralliement par les résultats fictifs dont il créditera Bouteflika : le SNMG est passé de 8 000 à 10 000 DA et des entreprises à l’agonie qui n’ont pas été dissoutes. Un exploit qu’il fera peut-être valoir pour sa défense.
M. B. 


Arrestation de Sidi Said, L’homme qui aura dilapidé 12 milliards DA à la CNR !

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