Farid Alilat répond à la famille de Idir (Communiqué)

Mise au point

Depuis la parution sur les réseaux sociaux, dans la soirée du dimanche 8 mai, d’un communiqué d’une partie de la famille de Idir dont lequel il est dit qu’elle se désolidarise d’une partie de mon livre « Idir, un Kabyle du monde » (Editions du Rocher), je me suis abstenu de répondre au contenu de ce communiqué. Je comprends les sollicitations, les questionnements et les interrogations légitimes des amis et des lecteurs, mais je ne polémiquerai pas en public avec des membres de la famille de Idir sur « une partie » de mon livre et encore moins sur le statut de certaines personnes qui ont aimablement accepté de témoigner sur la vie et l’œuvre du chanteur dans le cadre de cette biographie. Je vais donc répondre sur la forme.

Pour les besoins de mon livre, j’ai interrogé une quarantaine de témoins direct qui ont vécu, travaillé ou partagé des moments de la vie du chanteur. Leurs noms figurent dans la postface pages 343-344. Une fois de plus, je les remercie infiniment pour leur confiance, leur collaboration et leur disponibilité. Sur la quarantaine de personnes que j’ai interrogées, seules trois ont émis le souhait de relire avant parution les passages pour lesquels ils ont apporté leurs témoignages. Je n’y voyais aucune objection. Bien au contraire. J’estime que cet exercice est une marque de confiance et un gage de crédibilité susceptible d’enrichir encore davantage le contenu de mon livre.

La première personne a donné son accord entier après lecture du chapitre sur laquelle elle est intervenue. La seconde a été enthousiaste après lecture et m’a apporté quelques précisions et ajouts que je me suis empressé d’inclure dans le livre. La troisième personne m’a également fait part de sa satisfaction tout en apportant des précisions sur certains faits que j’ai également ajoutées dans le récit. A ce jour donc, je n’ai pas reçu ni en public ni en privé le moindre reproche, la moindre récrimination ou réprobation de la part de ceux qui ont accepté de témoigner sur le contenu de mon livre. Sauf une personne. J’en viens aux faits.

Dans l’après-midi du dimanche 8 mai, je me suis rendu dans la maison de Idir à Vauréal pour rencontrer Thanina Cheriet et son frère afin de leur restituer les documents qu’ils ont aimablement mis à ma disposition pour les besoins de mon livre. Je les remercie infiniment encore une fois et je remercie Thanina pour sa collaboration sur une partie de mon livre.

Au cours de notre rencontre qui a duré un peu plus d’une heure, Thanina m’a expliqué qu’elle n’a lu que les 8 derniers chapitres sur les 45 chapitres que contient le livre. Son frère m’a déclaré qu’il n’a pas lu le livre. Elle m’a exprimé sa désapprobation de certains passages de ces 8 chapitres, conteste la véracité de certains faits qui y sont rapportés et juge d’autres incomplets ou pas tout à fait conformes à sa version et à la version de certains proches dont j’ignore l’identité. Elle m’a fait part de son intention de rendre public un communiqué pour se désolidariser d’une partie du contenu de mon livre. Je n’ai pas cherché à la dissuader de le rendre public et encore moins à lire le contenu avant sa parution.

J’ai longuement expliqué que je comprends parfaitement sa désapprobation, ses reproches, ses critiques et sa déception quant au contenu des chapitres qu’elle conteste. Je lui ai donc proposé de nous rencontrer à sa convenance, aussi longtemps que cela serait nécessaire, pour revoir tous les passages incriminés, contestés ou récusés afin de recueillir sa nouvelle version dans une nouvelle édition du livre que je compte publier dans un proche avenir. Je compte enrichir l’ouvrage avec de nouveaux chapitres, de nouveaux témoignages ainsi que des ajouts et des précisions.

Je lui ai fait montre à plusieurs reprises de mon entière disponibilité pour travailler avec elle dans ce sens. En guise de bonne foi, j’ai précisé que je suis prêt à lui soumettre pour lecture avant parution les passages sur lesquels elle pourrait intervenir pour apporter d’autres témoignages, d’autres faits et d’autres anecdotes. J’ai répété ma proposition à quatre ou cinq reprises. Elle m’a dit qu’elle se laisse le temps de réfléchir sur ma proposition avant de revenir vers moi et que cela fait du bien de se parler en tête-à-tête Après plus d’une heure d’entretien, nous nous sommes quittés en bons termes. Pour ma part, on reste et on restera en bons termes.

J’accepte la critique, elle est utile, nécessaire et indispensable. Mais je récuse les polémiques. Je ne compte pas donc polémiquer en public avec une partie de la famille du chanteur sur une partie du contenu de mon livre.

Farid Alilat, Le 14 mai 2022


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  1. Hamid est devenu par hasard un chanteur/interprete. Il a meme repris une chanson fort celebrre « A ya azwaw » de Cherifa. II ne l’a jamais reconnu ni fait un geste envers Cherifa. Il a fait un bon job d’artiste et il est parti comme tant d’autre. Faire de la polemique pour si peu… il n y a pas de quoi fouetter un chat. Chapeau bas l’artiste.

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