Kouninef demande une confrontation avec “le mystérieux“ Colonel Karim : La Justice refuse… Pourquoi ?

Un lourd réquisitoire a été fait hier mercredi 4 mai, par le procureur général, près la cour d’Alger, contre l’homme d’affaires Tarek Noah Kouninef, qui comparaissait en appel, pour l’affaire des mandats d’arrêt, vidés par le tribunal de Mostaganem en 2016 «en violation de la loi». Selon la synthèse d’El Watan rapportée ce jeudi 5 mai, une peine de 10 ans et une amende de 10 millions de dinars avec confiscation des biens saisis, ont été réclamés par le représentant du ministère public0

Prenant la parole le juge a avancé que la magistrate chargée de l’affaire des mandat d’arrêts a affirmé qu’elle a subis des pressions.  » Une magistrate, témoin dans le dossier a déclaré qu’elle était étonnée du fait que Kouninef était accompagné d’un colonel de l’armée, qui circulait avec des talkies-walkies, des agents de la sécurité de la wilaya, et du wali de Mostaganem, la mettant sous une pression terrible ».

Le juge : «Parlez-nous de ce colonel qui vous accompagnait au tribunal…».

Kouninef : «Ce n’est pas vrai.  Aucun colonel ne m’a accompagné. J’ai demandé une confrontation avec lui, mais on me l’a refusée. Il parait qu’il s’appelle Karim».

Le juge lui rappelle les déclarations des témoins, sur le fait que Kouninef venait avec ce colonel, qui refusait de quitter le tribunal sans lui. Kouninef conteste.

Le juge : «Vous étiez sur le point de quitter le pays lorsque vous avez été arrêté. Est-ce le cas?». Le prévenu : «Ce n’est pas vrai. Je n’ai pas été arrêté à l’aéroport. Monsieur le juge, j’ ai demandé à être confronté à ce colonel Karim».

Le juge : «Répondez juste à mes questions ! Qui vous protégeait et vous accompagnait au tribunal avec des talkies-walkies ?». . Kouninef affirme qu’il était en prison lorsqu’il a eu connaissance de cette affaire. «Je n’ai contacté personne. J’avais 16 mandats délivrés par le même tribunal».

Le juge : «Les faits diffèrent. Sept seulement concernent le tribunal…».

Kouninef : «Ce sont les mêmes faits. Des parties ont collé d’autres éléments erronés au dossier. Je me suis présenté, seul, au tribunal, avec des documents qui prouvaient ma situation. Le juge m’avait demandé pourquoi je n’avais pas répondu aux convocations, je lui ai dit que je n’en avais reçu aucune. Je n’étais pas en fuite. Je suis allé au tribunal de mon plein gré».

Le juge : «La loi exige que vous soyez placé en détention pour vider vos mandats d’arrêt. Je vous comprends. Vous avez cherché quelqu’un pour vous aider à rentrer chez vous».

Le prévenu : «Je n’étais pas en état de fuite. Si la juge, qui avait vidé les mandats, avait commis des actes illégaux, elle aurait été sanctionnée ou poursuivie. Cela n’a pas été le cas. Ce qui veut dire que tout a été fait dans un cadre légal».

Interrogé sur son accompagnateur, par un de ses avocats, Kouninef explique qu’il s’était rendu au tribunal avec son avocat personnel et qu’il n’avait demandé l’aide de personne. «Je ne connais pas ce colonel Karim ! Je suis allé au tribunal avec une valise contenant mes effets personnels, parce que je pensais que j’allais être placé en détention.»

Reste une question à laquelle n’aura pas répondu ce procés : qui est ce mystérieux Colonel Karim et pourquoi a Justice a refusé de le confronter à Tarek Noah Kouninef ?


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