Timbre à l’effigie de Chokri Belaid : Contrairement à l’Algérie, la Tunisie regarde l’islamisme en face !

« 5 000 jeunes Tunisiens et d’autres nationalités suivent des entraînements dans un camp de djihadistes situé dans la localité de Lewtiya, pour qu’une partie d’entre eux soit envoyée en Syrie et une autre pour s’occuper de semer la violence en Tunisie ».

C’est ce que déclarait dans une de ses nombreuses interventions, l’avocat et militant politique tunisien Chokri Belaid. Ses intervention contre l’islamise et la salafisation de son pays, la Tunisie, qu’il aimait par dessus tout, lui seront fatales.

Le 6 février 2013, il est assassiné par balles, alors qu’il sort en voiture de son domicile du quartier d’El Menzah. Il est transporté d’urgence à la clinique Ennasr, où plusieurs personnalités politiques et culturelles sont rassemblées. Il meurt à 8 heures 45.

Son frère accuse le parti islamiste au pouvoir, Ennahdha, d’avoir fomenté cet assassinat qui provoque de nombreuses manifestations dans tout le pays. En signe de protestation, les bureaux d’Ennahdha à Sfax, Monastir, Béja, Gafsa et Gabès sont brûlés et saccagés, les manifestants demandant le départ du gouvernement Hamadi Jebali ainsi que de la troïka.

En hommage à sa mémoire, son pays, la Tunisie a émis un nouveau timbre à son effigie. Plus que cela, « c’est pour que le peuple tunisien n’oublie pas ce qu’est la violence islamiste que cette décision a été prise », explique un tunisien.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En Algérie, on oublie…

Le courage tunisien s’oppose à la posture de l’Algérie qui a décidé de totalement occulter la sanglante décennie noire dans laquelle l’ont fait sombrer les jihadistes avec un bilan de plus de 200.000 tués et massacrés. Un choix idéologique et politique qui a fait que 20 ans après, la nouvelle génération d’algériens, nourris aux sites et pages facebook islamistes négationnistes, incombe l’entière responsabilité des massacres aux services de sécurités algériens. Les islamistes n’étant, selon cette thèse, que des victimes. Lors des manifestations anti-pouvoir de 2019, on pouvait voir dans les rassemblement les photos de Ali Benhadj, un des membres fondateurs du FIS, brandies par les manifestants, scandant des slogans à sa gloire…


Katia, Amel, Nabila… et toutes les autres


Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Create a website or blog at WordPress.com par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :