Hocine Gasmi, la taupe israélienne qui a piégé Ali Ghediri : Découvrez l’incroyable histoire !

L’ affaire du général à la retraite Ali Ghediri, qui a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi à 4 ans de prison ferme, a révélé l’incroyable histoire de Hocine Gasmi, symbole de la déliquescence des mœurs politiques en Algérie.

Le 13 juin 2019, il est arrêté à Alger et incarcéré. Il est accusé d’atteinte au moral de l’armée pour ses articles publiés précédemment dans la presse, notamment dans El Watan, mais aussi de livraison de renseignements à des puissances étrangères. Cette deuxième accusation suscite l’incompréhension.

Comment un officier d’un tel rang, doublé d’un intellectuel (il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques), ayant occupé un poste hautement sensible au sein de l’armée pendant de longues années, peut-il se rendre coupable d’un tel acte ?, s’interroge le site TSA dans son édition de ce jeudi 23 septembre qui rapporte ce récit. Pendant l’instruction, l’accusation de trahison est, toutefois,  invalidée après appel au niveau de la Cour d’Alger.

Hocine Gasmi, la taupe israélienne…

Au cours de son procès qui a eu lieu ce mercredi 22 septembre, on a pu mieux comprendre ce qui s’est passé. Ghediri a en fait été piégé par un de ces « hommes politiques » venus de nulle part et qui ont pullulé pendant le règne de Bouteflika.

Un certain Hocine Gasmi, un homme devenu par miracle chef de parti politique, le Forum de l’Algérie de demain (FAD). Contrairement à Ali Ghediri, l’accusation de trahison a été maintenue contre Gasmi, jugé dans le même procès. Le procureur a requis 20 ans de réclusion à son encontre. Il a été condamné à dix ans de prison.

Cet homme n’a pas fréquenté l’école mais il a pu fréquenter de hauts responsables de l’État, qui le recevait en tant que vis-à-vis politique respectable. C’est à ce titre qu’il s’est présenté à Ali Ghediri fin 2018 pour lui proposer de soutenir sa candidature.

Les deux hommes se rencontrent pour la première fois dans un café, puis au siège du parti à Bab Ezzouar dans la banlieue est d’Alger. Ils ont convenu que Gasmi l’aide dans l’opération de collecte des parrainages pour sa candidature.

Ce que ne savait le général, novice dans la politique, c’est que son vis-à-vis usurpait l’identité d’une autre personne. Il a géré le parti sous le nom de Hocine Gouasmi.

Il ne savait pas non plus que celui-ci fréquentait assidûment des ambassades étrangères et aurait même eu, selon l’arrêt de renvoi, des contacts avec une diplomate israélienne qu’il rencontrait lors de ses fréquents voyages en France.

Dans ses réponses au juge, Ali Ghediri a expliqué qu’il ne pouvait pas douter de quoi que ce soit puisque, dans le bureau de Gasmi, étaient accrochées des photos de ce dernier avec de hauts responsables de l’État, à la retraite ou en exercice.

Le bonhomme a trompé tout son monde, mais c’est Ghediri qui en a payé le prix fort en se retrouvant impliqué dans une affaire de trahison, lui qui a passé plus de 40 ans de sa vie sous les drapeaux. Cette épisode renseigne on ne peut mieux sur la déliquescence des mœurs politiques dans l’Algérie de ces deux dernières décennies du règne de Bouteflika.


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