Rupture entre Alger et Rabat : La courageuse position de Makri et Djaballah !

À l’opposé de la majorité de la classe politique algérienne qui a applaudi des deux mains la toute récente décision prise en haut lieu de rompre les relations diplomatiques avec le voisin marocain, il y a deux réactions, le moins que l’on puisse dire, qui tranchent nettement avec cette communion.

Selon le quotidien Le Soir d’Algérie qui rapporte l’information, ce samedi 28 août, il s’agit de deux réactions émanent de deux leaders du camp islamiste.

Aderrezak Makri

Le président du Mouvement de la société pour la paix estime, en effet, que les hautes autorités du pays «auraient dû au préalable lancer des concertations avec les partenaires politiques, que ceux-ci émargent au sein de l’allégeance ou parmi l’opposition». Car, explique-t-il, «la rupture des relations diplomatiques avec un pays voisin, et ce, quelle que soit l’hostilité de ses autorités à notre égard , ne relève pas d’une mince affaire». Et d’étayer son argumentaire par le fait «qu’il y a des pays en guerre, mais qui n’ont pas pour autant rompu leurs relations qu’ils ont maintenues à l’effet d’accomplir leurs rôles». 

Allant plus loin dans son exposé, le président du MSP affirme que «si la cause principale et directe de cette décision de rupture des relations diplomatiques avec le Maroc était liée à son soutien au mouvement séparatiste le MAK, il rappelle que le mouvement est abrité par la France qui assure la sécurité à son leader, de même qu’elle assure le refuge à nombre de ses éléments les plus extrémistes. Si l’arrière-pensée de cette rupture était liée à l’établissement par Rabat de relations diplomatique avec l’entité sioniste, l’État des Émirats arabes unis est la locomotive de cette normalisation au sein du monde arabe et son fervent promoteur dans la région maghrébine».

Abdellah Djaballah

Pour sa part, le président du Front pour la justice et le développement s’est, de son côté, interrogé sur ce qu’il qualifie d’empressement dans la décision de rupture des relations diplomatiques avec le voisin de l’Ouest.  

Pour Abdellah Djaballah, il aurait été plus «judicieux» d’adopter des positions «moins sévères», non sans s’interroger sur le fait que le pays n’adopte pas la même position extrême avec d’autres systèmes qui ont provoqué par leur attitude à l’égard de notre pays, beaucoup plus de dégâts».


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