Haine anti-Kabyles – 4 adolescents arrêtés à Oran : Cette justice qui ne s’est jamais autosaisie contre Salhi et consorts…

Ce que la Justice n’a jamais osé contre la femme politique Naima Salhi, le journaliste Nouredine Khetal ou encore l’historien Mohamed Lamine Belghit et les clans structurés, organisés, pour qui ils agissent, elle le fait aujourd’hui pour quatre jeunes facebookers…

Ainsi, dans son édition de ce samedi 21 aout,  Liberté rapporte que quatre personnes ont  été  interpellées  par  les  services  de  police  à  Oran et devront être présentés, demain, devant le parquet du tribunal de Fellaoucène pour « publication de messages de haine incitant à la violence ». 

« Un chef d’inculpation conformément à la loi sur la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine, adopté depuis l’année dernière en Algérie », précise le communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

A ceci prés que jamais cette loi n’a été appliquée sur des officiels qui s’adonnent à cette pratique. Et ils sont nombreux. A l’exemple de l’ex-députée Naima Salhi dont les discours de haine contre les kabyles n’ont jamais fait réagir les autorités politiques du pays, ni même ses collègues de l’APN. Même indifférence des autorités judiciaires après la plainte déposée, en juin, par trois plaignants (deux avocats : Mes Kader Houali et Soffiane Dekkal, et par Salim Chait).

Selon le quotidien, les mis en examen, dont un mineur laissé en liberté et les autres placés en garde à vue, avaient diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux insultant et vilipendant les Kabyles. 

Comme le prévoit la loi suscitée, le procureur s’est autosaisi du dossier et des éléments de la BRI ont arrêté, mercredi dernier, les prévenus dans le quartier de Belgaïd. L’autosaisie à deux vitesse puisque les appels à la haine qui proviennent du Sénat, de l’Assemblée ou d’émissions télévisées, ne sont, elles, jamais inquiétés…

A ce propos, le quotidien écrit :

 « Si les discours de haine et de discrimination se sont multipliés et banalisés ces derniers temps particulièrement suite à l’assassinat et au lynchage de Djamel Bensmaïl, il n’est pourtant pas une nouvelle donne circonstancielle. 

À ce propos, la LADH a indiqué que des voix analogues “depuis plusieurs mois, donc bien avant le drame du mercredi 11 août, développent sur les réseaux sociaux un discours ouvertement raciste et discriminatoire à l’égard d’une partie du peuple algérien”. On se souvient tous des campagnes de dénigrement et de déstabilisation contre la Kabylie menées par des personnages caricaturaux cherchant à semer la division entre Algériens à travers des publications suintant la haine et cultivant la malveillance et l’animosité, chacun défendant ses propres intérêts. 

De celle qui se cache derrière son immunité parlementaire aux voix en service commandé, les réseaux sociaux ont été le théâtre d’une véritable attaque orchestrée et commanditée contre une région du pays et alimentée par une armée de trolls, les fameuses mouches électroniques. La Kabylie, sous le feu d’insidieuses et dangereuses accusations, a dû faire face à un déferlement de haine notamment suite à l’interdiction du port du drapeau amazigh décrété par Gaïd Salah. »


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