COVID19 – Confinement de la diaspora : “Une affaire d’argent”, révèle un journaliste…

Depuis le 1er juin dernier, des vols commerciaux internationaux sont autorisés de et vers l’Algérie dans le cadre la réouverture partielle des frontières. Les passagers en provenance de l’étranger sont soumis à un protocole sanitaire qui comprend une quarantaine de cinq jours, à leurs frais, dans un hôtel en Algérie.

Dans un témoignage rapporté par Visa Algérie dans son édition du 19 juillet, le journaliste algérien Mehdi Dahak révèle les véritables motivations de cette mesure…

Un séjour pour renflouer les caisses d’un hôtel qui n’avait jamais affiché complet…

« Les formalités liquidées et les bagages récupérés, en sortant du terminal un homme en civil – un tas de passeport en main – vous attend. Après vous avoir dépouillés de votre titre de voyage, il n’a rien d’autre à vous dire que de vous diriger vers les bus de l’ETUSA, sans plus d’indications », raconte le journaliste qui a été confiné dans un hôtel de la banlieue d’Alger.

Il ajoute : « aucun protocole ni bulle sanitaire ne sont respectés et une logique carcérale va s’appliquer ».

« Avant de dormir on a droit à un sandwich frites-poulet à 2h du matin alors que dans l’avion nous n’avions eu qu’une boite de jus Rouiba de 25 cl. Le lendemain, on est loin du petit-déjeuner continental. Du lait coupé à l’eau, du café, des mini croissants et mini petits-pains, mais bon ce n’est pas grave, au pire, on ramènera des choses à manger de l’extérieur », poursuit Mehdi Dahak.

Toujours, concernant la qualité des repas, le journaliste n’est visiblement pas satisfait. « Vu la qualité du déjeuner – pas d’entrée, un simple plat de nouilles trop cuites et un morceau de poulet agrémenté d’une feuille de salade et d’un morceau de tomate pour les chanceux -, on se dit que ça ne sera pas possible de tenir cinq jours sans fruits ou plat de substitution », témoigne-t-il.

Le directeur de l’hôtel justifie le service proposé par le prix que reverse Air Algérie. Le pack confinement a été fixé à 33 000 dinars, soit environ un peu plus de 6 000 DA la journée pour chaque passager confiné.

Le journaliste révèle qu’au sein de l’hôtel, il y avait des clients qui n’étaient pas confinés et qui avaient le droit de sortir de l’enceinte. Des événements sont également organisés dans cet établissement.

Au deuxième jour, on comprend…

« Mais le pire n’est pas là. Dès le deuxième jour, on remarque que nous partageons l’hôtel et les ascenseurs avec des clients qui ne sont pas confinés, qui sortent vaquer à leurs occupations, rentrent du centre commercial avec des courses… Qu’une salle est utilisée par une entreprise pour un séminaire, qu’une soirée arrosée a eu lieu, qu’une partie de notre salle de restauration est réservée à des médecins venus pour un colloque… » confie-t-il décrivant une ambiance étrange.

Alors que la période de confinement a été fixée par les autorités à cinq jours, Mehdi Dahak affirme, dans son témoignage, qu’il a passé trois jours seulement. « Je viens de passer trois jours de « confinement » (au lieu des 5 réglementaires) dans un hôtel à Alger à mon retour de voyage, » précise-t-il.

« En réalité le raccourcissement de notre séjour est là pour permettre le turn-over. Un vol d’Istanbul amène de nouveaux clients-otages pour un faux-confinement lucratif à un hôtel qui n’avait jamais affiché complet avant ces opérations, de l’aveu d’employés exténués », explique le journaliste au sujet de la sortie prématurée de la période de confinement.


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