L’Aïd en Tunisie: “Les pauvres louent des moutons pour ne pas être stigmatisés”, Pas obligatoire dites-vous ?

Si le discours se veut tolérant en disant que l' »achat d’un mouton n’est pas obligatoire », c’est sans compter la pratique sociale. D’autant que les religieux insistent rarement sur cet aspect « non obligatoire ». La réalité est que ceux qui n’achètent pas de mouton subissent les pressions des regards et des chuchotements. Stigmatisés pauvres et les enfants qui pleurent parce qu’ils n’ont pas leur mouton, le père de famille n’a d’autre choix que de s’endetter pour acheter la bête dont le prix moyen en Algérie a avoisiné cette année les 50.000 Da (250 % du SMIG) ! (alors qu’il est d’à peine 180€ (15% du SMIG), en France, un pays non musulman).

En Tunisie, la crise est telle qu’un tout nouveau commerce vient de naitre et cible directement les pauvres. La location de mouton pour éviter la stigmatisation et les larmes des enfants.

Le titre d’Algérie Focus qui rapporte l’information dans son édition du 18 juillet est juste terrible : « Tunisie / des Tunisiens réduits à faire semblant d’avoir acheté un mouton pour l’Aïd ».

Ainsi, selon le document publié par le site, un éleveur tunisien de la région de Monastir, à 162 kilomètres de la capitale, a publié une annonce dans laquelle il propose « la location de mouton pour l’Aïd ».

Dans son annonce, l’éleveur explique que la famille doit louer un mouton pour la somme de 100 dinars Tunisien (10 000 dinars algériens)  « pour faire plaisir aux enfants et pour le monter aux voisins ».

Le jour de l’Aïd el Kebir, le client fait semblant d’aller au boucher pour l’égorger et remet le mouton à son propriétaire.

Le client paye le prix du mouton 13 DTN  par kilo, et il récupère la somme -100 DTN lorsqu’il remet l’animal à son propriétaire.

Le commentaire…

« Les religieux gagneraient à sortir de leurs bouquins et de leurs mosquées pour voir la vie des gens. Et les politiques doivent mettre un termes de ce chantage affectif auquel ces religieux soumettent le peuple ! », commente la Journaliste Mouna Bekkis.

Le 18 juillet, la même journaliste donnait son analyse de cette « fête » dans un post sur sa page facebook :


Lire aussi :

La bédouinisation islamique, Alger et ses moutons !  Par Amine Zaoui


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