“Il est malade, et alors ?” : Hakim Laalam appelle à juger le criminel Bouteflika !

La justice n’est pas une ONG pour personnes âgées ou malades ! Par Hakim Laalam

C’était l’une des revendications du Hirak, an I. La comparution de Abdekka devant la justice. Les motifs ne manquent pas, ou alors, c’est que nous n’avons pas vécu dans la même Dézédie ces vingt dernières années !

Et je l’avoue, ça me gênerait un tantinet — voire plus — que le maître d’œuvre de la faillite algérienne ne réponde pas de ses actes pour un motif… « humanitaire ».

Parce que j’ai bien entendu des voix, dont certaines amies qui ont invoqué divers motifs pour  que  le chef de la « fratrie içabiste » soit épargné : « S’il apparaît devant ses juges dans son état actuel, cela pourrait le victimiser, attendrir l’opinion.» Ou encore : « On ne convoque pas dans les tribunaux un homme à l’article du dernier voyage .» Je les entends bien ces arguments. Et plus je les entends, plus mes oreilles sifflent.

Pour ne prendre qu’un exemple des procès d’hommes ayant fait du mal à leur pays et à ses habitants, prévenus à l’article de la mort mais qui ont malgré tout comparu à la barre,

Maurice Papon, en France. Il a été convoqué, entendu, questionné, jugé et condamné. Il est décédé ensuite. Et personne dans cette société humaine, dans cette contrée de la Déclaration universelle des droits de l’Homme n’a crié au scandale, encore moins au « crime judiciaire contre l’humanité » à travers cette procédure menée jusqu’au bout.

Plus près de nous encore, Hosni Moubarak. Il est arrivé sur une civière devant ses juges. Il a été entendu, interrogé, jugé, puis condamné. Il est décédé après. Là aussi, le Nil ne s’est pas mis en crues parce que ça a été fait. Le temps de la justice n’est pas celui du bilan médical, encore moins celui de la médecine légale !

Le temps de la justice doit en théorie ne répondre qu’à un seul temps. Celui de la… justice à rendre aux millions de spoliés de leur liberté, de leurs droits et dont leurs biens citoyens individuels et collectifs ont été confisqués, volés.

Tenter d’y faire entrer de force d’autres « temps », d’autres raisons, c’est enrayer gravement la machine judiciaire. Que dire, que répondre aux gorges déployées dans les rues des villes et villages du pays chaque vendredi ne demandant que justice ?

Et qui, aujourd’hui, souffrent le martyre quotidien de savoir le maître d’œuvre de leur désespoir et de leur misère accumulés exempté de la rigueur de la loi ?

Cet homme a mis à genoux un pays. Ses acolytes, à tous les niveaux, ont témoigné, avoué qu’ils ont agi sous ses ordres, appliqué sa feuille de route criminelle.

Alors ? Qui rendra justice à ces millions en attente d’apaisement et d’équité devant le maillet ?

Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continu.

Hakim Laalam, Le 23 mai 2021


Tebboune et son Algérie nouvelle disent non !

Faudrait-il encore que ce criminel ne soit pas encore protégé. Pour le président algérien, actuel, Abdemadjid Tebboune, il n’est tout simplement pas question de poursuivre celui qui aura ruiné l’Algérie…

Interview Tebboune sur France 24 : Le cas Bouteflika en 50 secondes (Vidéo)


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