“Pourquoi avoir attendu le 5e jour de Ramadan pour déstocker ?” : Hakim Laalam clache Rezig et son “FRAC de vaudeville”…

Vous aviez égaré les clefs des frigos ? / Par Hakim Laâlam

D’abord, un fait. Pas une supposition. Pas une hypothèse. Non ! Un fait avéré ! Les prix sont libres ! Si demain matin, un commerçant veut vendre sa tomate à 1500 dinars la livre, rien dans la loi ne le lui interdit. C’est comme ça, ce n’est pas moi qui régule le marché.

Par contre, il y a des moyens plus conséquents pour réguler un marché, une mercuriale que les vœux pieux d’un chroniqueur. Des mécanismes astucieux pour peu qu’on les mette en action de manière raisonnée et surtout au bon moment. Comme le déstockage.

Et je tombe des nues lorsque j’apprends que c’est au 5e jour du Ramadhan, seulement, que les autorités ont procédé à des « sorties de frigo » de la pomme de terre qui y était stockée. Ça ne répond à aucune logique.

Si l’on veut tirer les prix vers le bas et enrayer le cycle spéculatif, on déstocke bien avant le début du mois de carême, pour mettre à mal le circuit de la flambée, pour l’obliger à se mettre à genoux ou accepter que ses stocks à lui pourrissent à l’air libre.

Pourquoi avoir attendu le 5e jour ? Pourquoi avoir été dans la réaction, et pas dans l’action ? Pourquoi avoir donné de soi l’image d’un infatigable écumeur de marchés pointant un doigt sévère en direction des prix affichés, alors que le boulot était ailleurs, casser le diktat spéculatif avec des lâchers de fruits et légumes avant le jour J ? Pour le spectacle ?

Plus personne ne va au spectacle en ces temps de confinement ! Et plus personne ne rit aux gesticulations face caméra et autres « fric-frac » de vaudeville.

Avant le mois sacré, le consommateur n’avait pas besoin de promesses qui ne mangent pas de pain, de main sur le cœur et d’engagement sur Allah et tous ses saints que cette année sera différente des autres années. Il se serait attendu à ce que les frigos de la République s’ouvrent et cassent par leur froid glacial l’incendie des prix. Voilà !

Ce qui ne nous absout pas, nous les citoyens de gestes actifs pouvant eux aussi influer sur les prix. Je ne sais pas vous, mais moi, je n’ai pas encore ces dents merveilleuses et cette mâchoire magique qui pourraient mastiquer et écraser des feuilles de salade à 200 dinars le kilo. C’est à peine si mes mandibules peuvent encore servir à fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.

Hakim Laalam, 21 avril 2021


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