Un RAKI tue sa sœur et sa nièce de 5 ans à Ichekaben… Quand Amin Zaoui évoquait la “société charlatanisée”

Le petit village d’Ichekaben dépendant de la commune de Feraoun, relevant de la daïra d’Amizour dans la wilaya de Béjaïa est sorti de son anonymat par un double crime digne d’un  véritable film d’horreur. 

Ainsi, liberté rapporte dans son édition ‘hier jeudi 2 avril, une incroyable affaire qui s’est déroulée  durant la soirée du 9 mars dernier.

Une sordide histoire de sorcellerie et d’exorcisme qui a coûté la vie à une jeune femme de 44 ans, Rahima I., et à sa fillette Manel, âgée d’à peine 5 ans. Ce qui choque le plus est que le présumé meurtrier n’est autre que le frère cadet de la jeune maman, un cadre d’entreprise qui vient de se découvrir une vocation religieuse : l’exorcisme.

« Il voulait chasser les démons du corps de sa sœur »

Selon les témoignages de citoyens de ce village, qui se sont constitués en collectif de soutien à la famille des victimes, le jeune trentenaire qui voulait se lancer dans la pratique de la sorcellerie était tenté, au départ, de sacrifier sa nièce de 5 ans (Manel) pour vraisemblablement chasser les démons du corps de sa sœur, Rahima, à laquelle il n’a pas caché son plan diabolique. Devant le refus catégorique de cette dernière de sacrifier sa petite fille, l’homme n’a pas hésité à concocter un complot satanique qui sera malheureusement fatal pour la maman et sa fille.

Profitant de l’absence du mari de sa sœur, le jeune exorciste, accompagné de sa mère, son père et sa sœur, débarque au domicile de sa sœur pour une prétendue séance d’exorcisme qui permettrait de la délivrer de ses démons. Malheureusement, cette pratique de rituels sataniques qui se décline par des coups violents à la limite de la torture corporelle, relatent les membres dudit collectif citoyen, a causé la mort de Rahima.

Après le décès de la jeune maman, c’est au tour de la fillette de subir le même sort. Celle-ci aurait succombé à une strangulation. “Toutes les deux sont mortes des nombreux coups reçus et de strangulation. Les décès seront confirmés à la polyclinique de Feraoun au petit matin du mercredi 10 mars, où le médecin de garde a alerté la brigade de gendarmerie locale”, affirme le même collectif citoyen.

Au lendemain de ce double crime, les gendarmes de Feraoun convoquent le présumé meurtrier, ses deux parents et sa sœur, qui auraient été présents à ces scènes d’horreur. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal d’Amizour, le principal mis en cause a aussitôt été placé sous mandat de dépôt, alors que les trois autres personnes ont été libérées après une dizaine de jours de détention provisoire, en attendant les conclusions de l’enquête judiciaire confiée aux services de la Gendarmerie nationale. 

Juin 2020, L’horreur à Guelma…

En juin 2020, une sordide affaire similaire s’était produite à Gulema. L’auteur Amin Zaoui avait alors écrit :

« Ceci n’est pas un fait-divers: Cela se passe en Algérie de 2020.  À Guelma ville universitaire. Un raqi charlatan de 28 ans tue une fille de 10 ans.

Le père de la victime ramène l’assassin jusqu’à la maison pour torturer et brûler sa fille devant ses yeux. Tout cela s’est passé en plein jour.

Sous le silence complice d’une société charlatanisée.

Sous le silence des médias charlatanisés. Devant des citoyens formatés. Sous le regard des intellectuels inertes.

La fille est assassinée et les raqis sont toujours là, continuant leur sale besogne.

Ils sont sur nos écrans. Ils sont dans les caméras cachées…  Ils sont dans la rue.

Et ils sont même dans les livres et dans les écoles. »

Post Facebook, Amin Zaoui, le 5 Juin 2020


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