“6 Milliards la tête de liste” : 7 mois après les aveux d’Ould Abbes, Bedoui toujours libre !

Septembre 2020, 7 mois, que l’ex-SG du FLN, Djamel Ould Abbes est passé aux aveux en déclarant lors du procès de Tliba que Saïd Bouteflika avait chargé, entre autres, l’ex-premier ministre, Nouredine Bedoui, pour décider des candidatures du FLN aux  élections  législatives  de  mai  2017. « Les  têtes  de liste étaient monnayées à 6 milliards de centimes », avait-il révélé.

L’ancien patron du FLN n’avait pas hésité à livrer des noms lorsque le juge l’a appelé à la barre. Il a cité tour à tour Saïd Bouteflika, Abdelmalek Sellal, Mustapha Rahiel, Tayeb Louh. Mais aussi et surtout Noureddine Bedoui.

Il a apporté la preuve matérielle que la neutralité du gouvernement et de l’administration dans l’organisation des élections n’était qu’une chimère. “Nous avions décidé de travailler avec les kasmate et les mouhafada, sauf que Saïd Bouteflika m’a appelé pour me dire que la confection des listes se fera au Centre international des conférences en présence de Sellal, Louh, Bedoui et Rahiel”, a révélé Djamel Ould Abbes.

Le fils d’Ould Abbes enfonce le clou…

Une révélation confirmée par son fils Skander. “C’est Saïd Bouteflika, Sellal, Rahiel, Louh et Bedoui qui décidaient et avaient des complices dans toutes les wilayas. Leurs complices opéraient directement sur les dossiers des prétendants candidats auxquels ils enlevaient des documents, comme les diplômes, les résidences… Ces mêmes dossiers seront donc ainsi incomplets, donc rejetés par le bureau politique.”

Il a précisé que “c’est après le rejet de ces dossiers qu’ils désignaient les candidats qu’ils voulaient. Ils les désignent à des places de choix, soit parmi les quatre premiers de la liste”.

Des déclarations qui avaient été qualifiées par la presse par une « véritable bombe », qui semble toutefois plus ressembler, 7 mois après, à une « bombe mouillée » si on considère que l’ex-premier ministre, Nouredine Bedoui est toujours libre et passe des journées paisibles auprès des siens. En Algérie dit-on, mais qui sait…

Article intégral, Liberté du 3 septembre 2021


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