Procès Louh : 11 Députés impliqués dans l’affaire des 100 Millions $ de bracelets électroniques !

Jeudi 11 février, devant les parlementaires, le garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, a confirmé que le projet du bracelet électronique considéré comme l’élément-clé de la réforme de la justice, a tout simplement été abandonné.

Ainsi, El Watan rapporte dans son édition de, ce samedi 13 février, que « ce dossier prend l’allure d’une affaire de corruption et d’un nouveau scandale financier ». 

« L’utilisation de ce bracelet est à l’arrêt jusqu’à nouvel ordre », a indiqué Zerghamti à l’adresse des députés sans donner plus de détails. Il précise seulement qu’une enquête judiciaire a été diligentée au niveau du tribunal de Sidi M’hamed sur justement l’opération d’acquisition et des sommes colossales en devises, alors que des problèmes techniques empêchent son utilisation. « Nous fondions de grands espoirs sur l’utilisation du bracelet électronique, mais ces espoirs se sont évanouis après la constatation de problèmes techniques empêchant la mise en œuvre de ce dispositif », a-t-il dit.

Des problèmes techniques qui étaient sus par l’initiateur du projet (l’ex-ministre de la Justice Tayeb Louh, actuellement incarcéré à la prison d’El Harrach). Mais aussi par un certains nombre de parlementaires qui ont voté et exercé un lobbying au niveau de l’APN (parlement) pour faire voter la loi. Un nombre d’élus, directement impliqué dans cette affaire, sont évoqués par plusieurs pages facebook qui en citent onze (11) – NDLR : bien que plusieurs noms sont mentionnés, aucune source n’est évoquée. Les noms seront rapportés après vérification -.

100 Millions de dollars évaporés…

Selon El Watan, les marchés du bracelet électronique ont coûté aux finances de l’Etat pas moins de 100 millions de dollars, soit l’équivalent de 2000 milliards de centimes, alors que le dispositif n’a pas été opérationnel du fait de la non-disponibilité de ces appareils auprès des services concernés et de la non-conformité des quantités disponibles dans certains de ces services.

Les enquêtes préliminaires ont révélés que l’ancien ministre avait importé les bracelets électroniques de plusieurs pays européens au prix de 1000 dollars l’unité et il s’est avéré plus tard que ces dispositifs ont été fabriqués en Chine et ne répondent pas aux normes internationales.


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