Affaire Djabelkhir : “Ils ne sont ni les avocats de dieu, ni de l’islam”, Me Assoul clache et accuse !

« Des avocats qui mettent leurs fantasmes et bigoteries religieuses au dessus de la loi ». C’est ainsi que sont vus et qualifiés les six avocats qui se sont constitués « avocats » et « plaignants » à la fois contre l’islamologue Said Djabelkhir. Un statut étrange, et surtout illégal, que se sont conférés ces six ingénus, diplômés de l’école de droit d’Alger.

S’étant portée volontaire pour la défense de l’islamologue, Me Zoubida Assoul n’a pas manqué de remettre à leur place, ceux que les internautes désignent comme « les 6 clowns de Belabbes » qui confondent « Loi de la République » et « Charia » que plusieurs pages facebook tournent en dérision en boucle.

Ainsi, Me Assoul a affirmé, ce lundi 8 février, à Liberté Web que son mandat est poursuivi sur la base de l’article 144 bis 2, relatif à l’«offense à l’islam ».

Fait intriguant, relève Me Assoul, les avocats qui ont accompagné l’enseignant de l’université de Sidi Bel Abbes « se sont constitués plaignants et avocats à la fois ». «Ces avocats sont mandatés et n’ont pas donc la qualité de porter plainte devant le juge d’instruction. Ils ne sont pas les avocats de Dieu et de l’Islam. Dans le cadre d’offense à l’islam, seul le parquet est habilité à s’autosaisir et  enclencher des poursuites judiciaires », explique-t-elle.

« Inquisition » et « incitation à la violence »

S’agissant de la « campagne de lynchage » lancée contre son client par l’enseignant universitaire Bachir Bouyedjra Aberrezak, Me Zoubida Assoul évoque une forme  d’ «inquisition » et d’ «incitation à la violence ».

« Dans un État de droit, la justice procéderait immédiatement à la convocation de cette personne », conclut-elle.

En effet, l’enseignant en question ne s’est pas limité à annoncer la date de la tenue du procès, puisqu’il incite, dans le même post facebook, les Algériens à mener une large compagne contre Saïd Djabelkhir.

« Je saisie cette occasion pour lancer un appel à tous les sympathisants à diffuser l’affaire, la soutenir et compatir, car la situation nécessite un large appui du public et des médias à travers tous les canaux d’information », a-t-il lancé.

Une manière claire et implicite de désigner l' »homme à abattre ». En attendant qu’un parmi les dizaines de milliers de personnes qui ont lu son appel se fasse « loup solitaire » et passe à l’acte… Un méthode bien rodée dans le milieu islamiste.


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3 commentaires sur “Affaire Djabelkhir : “Ils ne sont ni les avocats de dieu, ni de l’islam”, Me Assoul clache et accuse !

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  1. Faut commencer par revoir la constitution …islam religion d’état …NON…l’état veille à l’équilibre de la société….en prônant la laïcité…chacun est libre de croire ou de ne pas croire….

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