“Nous avons tout donné dans les années 90” : Tartag parle… Question-réponse

Dans son édition de ce dimanche 3 janvier,  El Watan est revenu sur ce qu’a dit le général-major à la retraite, Bachir Tartag lors de son audition hier samedi devant les juges de la cour militaire de Blida.

D’emblée, il se présente comme coordinateur des services de sécurité dépendant de la Présidence. Et le juge lui explique ce qui lui est reproché en tant que responsable de Dar El Afia de n’avoir rien dit.

Tartag précise : «D’abord, en ce qui concerne la villa Dar El Afia, cette demeure dépend de la Présidence.

Avant, elle dépendait du DRS (Département de renseignement et de sécurité). Lorsque ce département a été dissous, ses services ont été tous rattachés à la Présidence. Ils disent que je n’ai pas assisté à cette rencontre en raison de mon différend avec le général Toufik. Je n’avais aucun conflit avec ce dernier. Si j’avais envie d’y être, j’aurais été parmi les présents.

Je n’arrive pas à avaler l’accusation de complot. La définition de cette accusation est très difficile. L’Algérie n’a connu qu’un seul complot. C’était en 1967…»

Le juge : «Nous n’avons pas encore terminé le procès…».

L’accusé : «Comment puis-je accepter qu’à la fin de ma carrière on m’accuse de complot ? Le traître, c’est celui qui en a décidé ainsi. Lorsque l’Algérie avait besoin de nous, on a donné tout ce qui était possible pour ne pas la laisser tomber durant les années 90’. Qui a parlé de complot ? Pensez-vous que le général Toufik puisse comploter ? Le vrai traître, c’est celui qui l’a dit…»

Le juge : «Défendez-vous, vous avez la parole.»

L’accusé : «Saïd Bouteflika en tant que conseiller du Président m’avait demandé de préparer la villa Dar El Afia, qui n’a jamais été une résidence secrète. Nos agents sont postés là-bas 24 heures sur 24 pour assurer la sécurité. Le conseiller devait rencontrer des gens, il fallait donc préparer les lieux. Saïd Bouteflika peut voir qui il veut. La garde a préparé la maison pour y recevoir Louisa Hanoune et le général Toufik, où est le problème ?».

Le juge : «pourquoi avez-vous refusé de venir à l’audience des deux précédents procès ?»

Tartag : «Lorsque j’ai vu les chefs d’accusation, j’ai compris qu’il y avait un complot contre nous. Pourquoi suis-je venu ? Parce que les conditions ne sont plus les mêmes. Elles sont meilleures.»


Communiqué MDN : Toufik et Hanoune Libre… Tartag et Said Bouteflika maintenus en prison !

« Nous informons l’opinion publique que la Cour d’Appel Militaire de Blida a prononcé, lors de l’audience tenue aujourd’hui 02 janvier 2021, une décision d’acquittement pour Mohamed MEDIENE, Athmane TARTAG, Saïd BOUTEFLIKA et Louisa HANOUNE, suite au pourvoi en cassation par la Cour Suprême pour les chefs d’inculpation : « complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité du commandant d’une formation militaire » et : « complot dans le but de changer le régime ».

Des actes punis par l’article 284 du Code de la Justice Militaire et les articles 77 et 78 du Code Pénal.

Il est à noter que Mohamed MEDIENE et Louisa HANOUNE, qui était en liberté, ont été relaxés.

S’agissant de TARTAG Athmane, il sera maintenu en prison militaire à Blida, faisant l’objet de poursuites judiciaires devant la justice militaire. Quant à Saïd BOUTEFLIKA, il sera transféré à une prison civile, étant donné qu’il est poursuivi dans d’autres affaires devant le pole pénal économique et financier relevant de la Cour d’Alger. »

MDN, Le 2 Janvier 2021


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