“Les informations sont fausses” : L’ONU épingle l’APS et Algérie Part pour Fake News !

Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme (HCDH) a apporté ce vendredi 4 septembre un démenti cinglant à l’agence officielle APS après la publication d’ « informations fallacieuses » sur l’Algérie.

L’article en question, qui a été supprimé par l’agence officielle algérienne, évoque le rejet par le Bureau des contentieux de l’ONU à Genève d’une plainte déposée par des militants algériens.

Non seulement les informations rapportées par l’APS sont fausses, comme le souligne le site TSA, mais plus grave encore, selon le porte-parole du HCDH Rupert Colville : les sources citées par l’agence officielle algérienne n’ont aucune existence.

Enfin, la même institution onusienne épingle également le site Algérie Part, indiquant que ce dernier a « inventé une grande partie de la citations d’un autre porte-parole du Haut-Commissariat ».

Mise au point intégrale de l’ONU

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme met en lumière des informations fallacieuses concernant l’Algérie

Après la publication d’un certain nombre d’articles déformant le fonctionnement du système des Nations Unies relatif aux droits de l’homme en ce qui concerne l’Algérie, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme publie la clarification suivante :

GENÈVE (4 septembre 2020) – Un article publié en français, arabe et anglais par l’Algérie Presse Service (APS), mardi 1er septembre, affirme qu’un organisme appelé  » le Bureau des Contentieux de l’ONU à Genève  » a rejeté une plainte d’un groupe de militants politiques algériens  » 24h après son dépôt et examen de son contenu par les délégués juristes du Bureau « .

L’article énumère les raisons pour lesquelles la plainte a été sommairement rejetée, et cite un entretien qui aurait été diffusé deux jours plus tôt sur Radio Monte Carlo par un individu désigné sous le nom de Issam Al Muhammadi que l’APS décrit comme le secrétaire du tribunal. L’article de l’agence de presse algérienne contenait une grande photo d’une salle de réunion des Nations Unies à Genève, avec le logo de l’ONU, afin, semble-t-il, de donner de la crédibilité à l’histoire.

Le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Rupert Colville, a clairement indiqué vendredi que l’article était inexact.

 » Les informations contenues dans l’article – largement reprises par d’autres médias en Algérie et ailleurs – ont été complètement fabriquées du début à la fin « , a-t-il déclaré.  » Il n’existe aucun organe des Nations Unies relatif aux droits de l’homme portant ce nom * et nous n’avons pu identifier aucun membre du personnel ou expert indépendant de l’ONU sous le nom de Issam Al Muhammadi « .

Bien qu’il existe un certain nombre d’organes des droits de l’homme qui reçoivent et examinent des plaintes de ce type, aucun d’entre eux ne mène une procédure accélérée en 24 heures.

 » Nous demandons que l’Algérie Presse Service et Radio Monte Carlo – s’il s’agit bien de la source originale de l’histoire – retirent cette fausse information et lèvent toute ambiguïté auprès de leurs lecteurs et auditeurs en expliquant que l’histoire est une pure invention « , a déclaré M. Colville.

Ce jeudi, une deuxième histoire problématique – adoptant un point de vue opposé – a été publiée par un site de média en ligne appelé Algérie Part. Cet article a correctement identifié le communiqué de l’APS comme étant faux, mais il incluait des citations longues et détaillées d’un entretien qu’il prétendait avoir réalisé avec un autre porte-parole du Haut-Commissariat. Si la porte-parole s’était effectivement brièvement entretenue avec plusieurs journalistes, les citations qui lui sont attribuées par Algérie Part ont néanmoins été en grande partie inventées.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a confirmé que des citoyens et des militants algériens ont déposé des plaintes ces dernières semaines, et que les organes compétents en matière de droits de l’homme les examineraient en temps voulu.

FIN

* Il existe un Tribunal du Contentieux Administratif des Nations Unies à Genève. Cependant, c’est à ce tribunal que les membres du personnel de certaines parties du système des Nations Unies s’adressent lorsqu’ils décident de contester une décision administrative interne. Il ne traite pas les plaintes relatives à des situations de droits de l’homme dans les pays et ne ressemble en rien à l’organe décrit dans l’article de l’APS.

ONU, Le 4 Septembre 2020


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