Ces 270 millions de litres d’alcool au Marché noir qui font le bonheur des responsables qui l’interdisent sous couvert de religiosité !

Dans son édition de ce mardi 18 août, le quotidien El Watan, est revenu sur l’incroyable décision des autorités au niveau de toutes les localités du pays, à leur tête les walis, qui malgré l’instruction du gouvernement d’autoriser les commerces de boissons alcoolisées, continuent à ne pas l’autoriser !

Ainsi, alors que tous les commerces ont repris leurs activités après plusieurs mois de confinement dû à la crise sanitaire, les débits de boissons alcoolisées restent non autorisés à exercer.

Si en apparence, la religiosité est mise en avant, les dizaines de milliards de dinars que génère ce segment dans le marché parallèle n’est pas écarté, par les observateurs, pour expliquer cette bigoterie, plus qu’intéressée. D’autant que Selon le site TSA, les algériens ont consommé durant l’année 2017, un peu plus de 270 millions de litres d’alcool.

En effet, face à l’absence des points de vente, El Watan rapporte qu' »il s’est créé, depuis quelques mois, un marché de distribution parallèle ». «Tout le monde s’est mis à vendre des boissons alcoolisées, sauf ceux qui exercent dans la légalité», constate un consommateur, expliquant que les adresses et les numéros de téléphone des revendeurs se refilent sous le manteau.

Des milliards donc placés dans l’informel, mais si les consommateurs connaissent les vendeurs, ceux qui les alimentent en produits, eux, restent dans l’ombre…

Menace sur des milliers d’emplois et des Milliards pour le Trésor Public !

De fait, si tout le monde a compris que cette interdiction des responsables (impliqués ou manipulés), vise plus la création d’un marché parallèle, que d’un quelconque argument religieux, c’est à l’opinion publique que Ali Hamani, représentant de l’Association des producteurs algériens de boissons (Apab) explique que : «Qu’on le veuille ou non, l’activité de production de boissons alcoolisées fait travailler plusieurs familles, entre travailleurs d’usine et agriculteurs, et a un impact certain sur l’économie algérienne. Elle est aussi d’un apport indéniable pour les caisses de l’État en termes de fiscalité, car elle est soumise à des taxes spécifiques. Ce sont des milliards de dinars qui sont injectés annuellement dans les caisses de l’État. Sans oublier que l’Algérie est aussi un pays exportateur de vins.»

Article El Watan intégral : L’inquiétude des producteurs et des vendeurs de boissons alcoolisées


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