Un terrain de 28.000 M2, 3 logements et… chômeuse ! : Chahinez Hamel s’explique…

Lors du procès Hamel, c’est Chahinez, la fille de ce dernier qui était appelé à s’expliquer sur les biens qu’elle possède alors même qu’elle ne travaille pas… Le quotidien El Watan nous rapportait dans son édition de dimanche 2 aout le déroulement de l’audition.

Le juge : « Vous ne travaillez pas, vous n’avez pas eu l’aide de la CNL (Caisse nationale du logement) et, en une journée, vous avez eu les clefs d’un logement LSP, sans avoir déposé un dossier. Expliquez-nous cela… ».

La prévenue nie les faits, en renvoyant la balle au promoteur qui aurait dû, dit-elle, la déclarer à la sécurité sociale et persiste à affirmer avoir déposé un dossier.

Chahinez Hamel : « Je venais de terminer mes études. J’ai été recrutée par le promoteur Bali comme stagiaire durant 18 mois. Cela m’a permis d’ouvrir un bureau d’études.» dit-elle encore. 

Elle ajoute «J’ai acheté l’appartement de Chéraga auprès du promoteur Bali, qui m’a accordé un échéancier. J’ai payé 10 millions de dinars et il me reste à ce jour un peu plus de 8 millions de dinars. Il m’a fait confiance, je ne peux lui demander des reçus ».

Le magistrat l’interroge sur les biens qu’elle possède.

Chahinez Hamel : « J’ai deux appartements, F5 et F3, jumelés à la cité Malki ». 

Sur ses comptes bancaires, la prévenue ne cesse de préciser qu’il y a une répétition et que ce sont ses frères qui l’ont aidée à acquérir des biens et non pas son père.

Le juge l’interroge sur les quatre parcelles situé à Bab Ezzouar dont elle a bénéficié, dans le cadre de l’investissement.

Chahinez Hamel : «J’avais déposé une demande pour un seul terrain, mais il a été loti en quatre assiettes de 7000 m2 chacun. J’avais un projet de réalisation d’une tour d’affaires pour la location de bureaux et d’un hôtel, pour lequel je n’ai pas obtenu l’agrément auprès du ministère du Tourisme. A peine j’avais clôturé le terrain, ils m’ont demandé le paiement d’une somme de 149 millions de dinars, que je n’avais pas.»

Interrogé sur ce terrain Maachi Faycal, directeur de l’Agerfa (Agence de gestion et de régulation foncière d’Alger), était appelé à s’expliquer.

Selon la même sources, « Le prévenu reconnaît que les redevances de 2017 et 2018 n’ont pas été honorées ainsi que les frais de construction d’une valeur de 15 millions de dinars, précisant toutefois avoir envoyé des mises en demeure ». 


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Un commentaire sur “Un terrain de 28.000 M2, 3 logements et… chômeuse ! : Chahinez Hamel s’explique…

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  1. Pourquoi nous les Algériens lambda on ne nous propose rien même pas 100M2 alors qu’on travaillait depuis des années et que nos enfants n’avaient même pas une chambre pour deux ? Et si elle ne travaillait pas d’où avait elle ses premiers dix millions de dinars? Cette femme a raison ! s’il faut passer 7 ans en prison avec en plus des remises de peines ça vaut le coup de détourner autant de biens pour des valeurs dépassant l’entendement ! Ces peines de principe sont une honte pour la justice ! C’est un encouragement au vol et à la rapine !

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