Amine Zerhouni poursuivi en France : L’ombre du marché de l’Aéroport d’Oran accordé à EGIS AVIA…

L’ancien ministre de l’Intérieur Noureddine Yazid Zerhouni (1999-2010), un des principaux auteurs des 128 massacres en Kabylie en 2001, avait, jusque-là, pu se faire oublier. De son Canada lointain où il s’est installé avec sa petite famille, il a su se prémunir des affaires de corruption que traitent ces derniers mois, la cour suprême et le tribunal de Sidi Mhamed d’Alger. Une discrétion telle qu’il n’est cité dans aucune affaire instruite contre les oligarques et personnel politique de l’ère Bouteflika.

Pourtant, une affaire (qui pourrait être un fil conducteur pour d’autres), impliquant son fils Amin, remonte ces deniers jours à la surface et fait grand bruit sur les réseaux sociaux.

L’objet de cette soudaine réapparition dans l’actualité de ce sinistre personnage n’est autre qu’une information judiciaire toujours en cours, sous l’égide d’un juge d’instruction parisien, concernant plusieurs personnes de nationalité algérienne parmi lesquels Amin Zerhouni.

Genèse de l’affaire…

Dans son édition du 10 décembre 2019, le site DzVid, rapportait que « Amine Zerhouni, le fils de l’ancien ministre de l’Intérieur Noureddine Yazid Zerhouni, « de sinistre mémoire », vient d’être rattrapé par les enquêteurs français dans une affaire de corruption où serait impliqué la société française Egis Avia ».

La société française d’ingénierie Egis Avia a accepté en décembre de payer une amende de 2,6 millions d’euros pour échapper aux poursuites lancées à Paris dans une affaire de corruption portant sur un marché de modernisation de l’aéroport d’Oran, en Algérie, marché dans lequel Amine Zerhouni aurait servi d’intermédiaire.

Ils ‘agit selon le site d’un un contrat de quelque 390 000 euros signé avec une société de consultant domiciliée dans les Iles vierges britanniques, accusé d’avoir servi à rémunérer frauduleusement plusieurs intermédiaires algériens.

« Plusieurs versements en espèce litigieux ont ainsi été repérés par les enquêteurs dans cette affaire de corruption, dont un paiement de 12 000 euros destiné à Amine Zerhouni, fils de l’ancien ministre de l’Intérieur algérien, Noureddine Yazid Zerhouni ».

Parallèlement, écrivait encore le site « une information judiciaire est toujours en cours, sous l’égide d’un juge d’instruction parisien, concernant les personnes impliquées dans cette affaire ».


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