Le Conseiller d’Ould Kaddour sous mandat dépôt : La Justice ouvre le dossier de la Raffinerie d’Augusta !

Le tribunal de Bir Mourad Rais (Alger) a décidé jeudi 2 juillet d’ouvrir une enquête sur l’acquisition en 2018, par Sonatrach de la raffinerie d’Augusta en Italie. Dans le sillage de cette affaire, le site DIA rapporte que l’ex-vice président du Groupe Sonatrach Ahmed El-Hachemi Mazighi et conseiller de l’ancien P-dg de Sonatrach Ahmed Ould Kaddour, a été mis en détention provisoire jeudi 2 juillet en raison de son implication dans ce qui est désormais désigné comme « l’affaire Augusta ».

La presse rappelle que le montant déboursé pour l’acquisition de  ce complexe  italien  d’Exxon mobile frôle le 1 milliard de dollars. Selon la même source, c’est cette faramineuse somme déboursée pour une raffinerie en fin de cycle (70 ans) et les conditions de cette acquisition qui intéressent les enquêteurs.

Un scandale qu’aura signé l’Ex-PDG du Groupe SONATRACH, Abdelmoumen Ould Kaddour. D’autant qu’il n’y a eu, souligne la même source, « aucun processus concurrentiel dans son acquisition

Ainsi, toutes les vérifications au niveau de la communication financière comme boursière  n’ont pu retracer la moindre  offre d’achat ni la moindre déclaration relative à une intention de vente de la part du géant  américain.

Un gouffre de plus de 1 Milliard de dollars !

Le montant déboursé pour l’acquisition de cette raffinerie «vieille de sept décennies» est proche de «725 millions de dollars, ce qui paraissait en ce temps là très exagéré», écrit L’Expresse DZ.

A cela s’ajoutent des engagements à honorer des dépenses immédiates de mise en conformité avec les normes environnementales (décontamination des sols), ainsi qu’une question de prise en compte de stocks de produits qui n’appartenaient déjà plus à la raffinerie.

Au total, un coût réel qui dépasserait très largement 1 milliard de dollars. Sans compter les investissements de conformité environnementale à venir et les pertes d’exploitation. Car l’usine achetée est ‘‘structurellement déficitaire’’, selon des experts. Ce qui explique pourquoi, depuis son acquisition, Augusta n’est maintenue à flot que moyennant des apports de fonds de Sonatrach, sans perspective de rétablissement des comptes.

De plus, Sonatrach a même dû recourir à des emprunts de 250 millions de dollars auprès d’Apicorp pour la «maintenance» de l’usine et pour l’achat de brut saoudien nécessaire à son opération.


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