“Je n’ai rien fait !” / Haddad devant le Juge : 10 Questions, 10 Réponses… (1ere partie)

Dans son édition de ce lundi 22 juin, le quotidien El Watan rapporte l’échange entre le Juge  du Tribunal de Sidi M’hamed et le patron de l’ETRHB, Ali Haddad, lors du procès ouvert hier dimanche 21 juin.

Question – Réponse :

Le président appelle Ali Haddad à la barre. Il lui dicte les griefs retenus contre lui :

  • Corruption,
  • Transfert illicite de fonds,
  • Incitation d’agents publics dans le but de bénéficier d’indus avantages,
  • Trafic d’influence,
  • Financement de campagne électorale.

D’emblée, Haddad lance : «Je n’ai rien fait.» 

Le Juge : Comment expliquez-vous que le groupe ERTHB «qui est présent partout ?

Haddad : «C’est une société familiale qui existe depuis 1988. En 1997, le groupe a réalisé deux importants projets financés par la Banque mondiale. Toute la gestion relève de mes prérogatives. Mes frères n’ont aucun lien avec la gestion. En 2012, l’ETRHB est devenu SPA, je suis le seul ordonnateur. A cette époque, le groupe avait d’importants moyens.» 

Le Juge l’interrompe : «Je ne vous parle que de ce que j’ai dans le dossier, des faits qui relèvent de la violation de la loi. Parlez-nous des activités de l’ETRHB.» 

Haddad : «Ce n’est pas vrai. Tout ce que j’ai eu a été obtenu dans le cadre de la loi. Après mon arrestation, le 17 mai, on m’a extrait de la prison à 6h30 du matin pour me diriger vers le bureau du juge qui voulait m’entendre. J’ai attendu près de 29 heures avant qu’il décide de m’auditionner, vers 2h30 du matin. Il m’a fait part de ces faits. J’ai été surpris. J’ai tout rejeté, en précisant au juge que mes frères n’avaient aucun lien avec ma gestion.» 

Le Juge : «Ils font partie du conseil d’administration qui est l’organe de gestion pour une SPA. Niez-vous détenir 155 sociétés ?» 

Haddad : «Ce n’est pas vrai. La majorité des sociétés n’existent plus. Celles qui restent en activité sont au nombre de 10 ou 11, pas plus. Le groupe est comptable vis-à-vis de ses partenaires et ces derniers le sont solidairement vis-à-vis du maître de l’ouvrage. Le groupe n’a pas d’argent, n’est pas un sujet fiscal, donc, ne paye pas d’impôts. Ce sont les sociétés partenaires qui se partagent l’argent. Il n’a pas de travailleurs et même son PDG n’est pas rémunéré par lui, mais par la société dont il dépend.»

Très irrité, Haddad ajoute d’une voix coléreuse : «Il ne s’agit pas d’un géant aux pieds d’argile mais d’un vrai géant qui active en Algérie et avait des projets en Afrique de l’Ouest et dans les pays du Golfe.»

(Il cite comme exemple la réalisation de la passerelle reliant la Grande Mosquée au parking des Sablettes).

Haddad : «Pour la première fois, cette œuvre d’art a été faite à 100% par des Algériens à Akbou, Béjaïa, et permis à l’Algérie d’économiser 30 millions d’euros en termes de transfert de devises.»

Le Juge : « Et qu’est-ce qu’elle a de particulier ? »

Haddad : «On a utilisé de la haute technologie. Elle peut supporter le poids de 1200 personnes. C’est un exploit.» 

L’ex-président du FCE continue à faire le bilan de son groupe.

Haddad : « En 2018, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 70 milliards de dinars, dont 15 milliards de dinars ont servi à payer les impôts et les différentes taxes. En 2017, le chiffre d’affaires était de 55 milliards de dinars, dont 12 milliards de dinars ont été versés aux impôts. Notre ambition était d’atteindre, de 2019 à 2025, le montant de 895 milliards de dinars»…

A suivre…


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