“J’ai présenté un dossier. On m’a donné. J’ai pris” : L’imparable argument de Haddad qui met à nu l’administration !

« J’ai présenté un dossier. On m’a donné, j’ai pris. Le reste n’est pas mon affaire.»

C’est l’argument imparable qu’a présenté, hier dimanche 21 juin, le patron du groupe ETRHB, Ali Haddad au juge qui l’interrogeait sur les biens fonciers et immobiliers dont il a bénéficié.

Ces propos rapportés par le quotidien El Watan dans son édition de ce lundi 22 juin, ne sont, en fait, rien de moins que tout le mode de gestion des administrations et des institutions de l’État qui était mis à nu devant le tribunal de Sidi Mhamed.

Poursuivant, le magistrat commence à lire une longue liste de biens fonciers et immobiliers du prévenu, mais Haddad conteste la propriété de certains biens en expliquant qu’il «s’agit de terrains prévus par le cahier des charges des appels d’offres, destinés aux bases de vie». Et de réitérer sa réponse : » «Ces terrains ont été obtenus dans le cadre de la loi. J’ai présenté un dossier. On m’a donné, j’ai pris. Le reste n’est pas mon affaire.» 

Le juge continue à énumérer plus d’une dizaine de concessions à travers de nombreuses wilayas du pays, et Haddad écoute attentivement, corrige par moment et conteste parfois.

Et c’est son avocat, Me Bourayou, qui intervient en enfonçant le clou :  «Où sont les infractions ? Vous citez juste la liste des terrains.»

Le juge s’impatiente : «Je lui cite les terrains qui font l’objet de poursuites.» 

« Haddad n’est ni élu ni fonctionnaire de l’État. C’est à l’État de préserver l’argent public ! »

Pour les observateurs, le juge ne fait que citer des biens auxquels auraient pu accéder n’importe quel industriel ou homme d’affaires qui présenterait un dossier. Le problème, s’il existe, résidant, encore une fois, dans l’administration ou l’institution qui a accepté d’y répondre favorablement !  

« Le métier d’un homme d’affaire ou d’un industriel se résume en une seule et unique mission : gagner de l’argent ! », commente Samir sur un post facebook, ajoutant que « la mission de préserver les deniers publics revient à l’État, son administration et ses institutions. Haddad comme tous les autres hommes d’affaires ou industriels n’ayant ni mandat d’élu, ni n’est fonctionnaire de l’État ! »


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3 commentaires sur ““J’ai présenté un dossier. On m’a donné. J’ai pris” : L’imparable argument de Haddad qui met à nu l’administration !

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  1. Si y avait une justice en Algérie, l’Algérie sera parmi les plus grands pays dans le monde avec tous les potentiels qu’elle se dispose malheureusement ce n’est pas le cas !!!!!!!!!

  2. Certes les premiers c’est eux et l »argent pris fes banques ont ils été remboursés et les projets ont ils été réalisé. Un vrai industriel ne prend que ce qu’il.peut réaliser avec honneur et fierté.

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