Découvrez les 4 réponses : Ouyahia clache la Juge et implique Bouteflika !

Hier mercredi 17 juin, lorsque Ouyahia arrive à la barre, il fixe droit dans les yeux la juge qui l’interroge avant d’ôter son masque et d’asséner des réponses qui tranchent avec l’attitude défensive qu’il avait adoptée lors des différents procès où il avait été cité. Le Soir d’Algérie qui rapporte l’audience, le décrit déterminé à ne pas porter le chapeau seul dans l’affaire du montage automobile. Il implique directement l’ex- président Abdelaziz Bouteflika…

Le face à face entre la juge du tribunal et l’ex-premier ministre est glacial…

Pour tenter de confondre Mourad Eulmi, qui niait jusque-là toute intervention des autorités de l’époque pour débloquer son projet de montage automobile, la magistrate dévoile une lettre de remerciements adressée par Eulmi à Ouyahia.

Question/Réponse :

La Juge : « Il vous remercie d’avoir réglé son problème et de lui avoir permis d’obtenir l’agrément nécessaire à ce projet.»

Ouyahia (droit dans ses bottes) : « Je réfute toutes les accusations portées à mon encontre. Je n’étais pas ministre de l’Industrie, j’étais soucieux de la préservation des deniers publics, ce qui m’a poussé à réduire la liste des bénéficiaires et des partenaires économiques. Sachez que tous ces projets étaient soumis au Conseil des ministres qui se déroulait sous l’autorité de Abdelaziz Bouteflika et de onze ministres et c’est moi qu’on accuse de corruption et c’est ma notoriété qu’on bafoue ?! »

La juge : « Comment expliquez-vous la lettre que vous avez adressé au ministre de l’Industrie de l’époque, pour lui demander de réduire la liste des partenaires économiques avec lesquels il fallait traiter? »

Ouyahia : « Il fallait préserver l’économie nationale. En 2018, la facture du montage automobile avait déjà atteint 600 millions de dollars et c’est moi que l’on accuse à présent.» ( Sa réponse se veut, encore une fois, une accusation directe aux plus hautes autorités de l’époque, pourtant informées de la situation, commente Le Soir d’Algérie).

La Juge : « Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez adressé une lettre à l’ancien ministre de l’Industrie qui refusait de délivrer des agréments aux hommes d’affaires ? »

Ouyahia cite une nouvelle fois la présidence de la République : « Il y avait beaucoup de plaintes émanant des hommes d’affaires exclus de ce projet. Tout le monde était au courant, le ministère de l’Industrie et la présidence le savaient aussi… j’étais, malheureusement, à la tête du gouvernement dans une période très particulière. Le président de la République était malade, il y avait l’échéance des élections ; ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi on m’accuse d’avoir dilapidé l’argent public ? Je n’ai rien fait. Les responsables qui ont été nommés après moi ont, au contraire, donné des avantages pour le retrait des marchandises des ports. »

La juge : « Ne sortez pas du sujet. Retournez à votre place ».

Offensif, Ouyahia réplique : «Pourquoi vous ne m’interrogez pas au sujet du blanchiment d’argent ?»


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