Comment 3 hauts responsables ont permis à Mourad Oulmi de siphonner 1.5 Milliards d’Euros …

Les révélations du rapport d’enquête rapportées par le quotidien Le Soir d’Algérie indiquent qu’une partie des pertes occasionnées par Mourad Oulmi s’élèvent à un milliard et demi d’euros ! Et ce, sans évaluer les avantages de l’ANDI (Agence nationale de développement et de l’investissement), du CNI (Conseil national de l’investissement) et des exportations CKD et SKD.

Trois hauts responsables auront permis qu’une telle saignée du Trésor Public ait pu se réaliser :

  • L’ancien chef de gouvernement Ahmed Ouyahia,
  • L’ancien Ministre de l’Industrie Youcef Yousfi,
  • L’ancien Ministre de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb.

« Ce dossier est une tache dans les affaires de l’industrie et des preuves très solides ont mené à son inculpation» et celles des coaccusés ».

Le procédé…

Comment un tel degré de dilapidation et de corruption a-t-il pu être réalisé? La question est mentionnée dans un des chapitres du rapport d’enquête qui explique le procédé.

Première étape : Les commis de l’Etat…

Ainsi tout commence avec le carnet d’adresse « bien rempli » de l’industriel Mourad Oulmi qui lui permet rapidement de s’introduire auprès des cercles des dirigeants algériens.

Bien que son projet de montage automobile est entaché d’irrégularités, il est accepté avec une facilité déconcertante par les organismes compétents. Des avantages notables lui sont accordés. Il parvient ainsi à acquérir un immense terrain à Relizane pour la construction d’une usine. Sa valeur est fixée à 58 274 000 000 DA. Mourad Oulmi verse 40 826 901 000 DA et l’obtient. Des avantages tout aussi énormes lui sont accordés pour une usine qui n’était  n’était en fait qu’une «couverture car toutes les importations étaient revendues en l’état».

Deuxième étape : les banques…

Des irrégularités qui ont mené les enquêteurs à investiguer au niveau de différentes banques où Mourad Oulmi multiplie les prêts prétextant ses activités dans l’automobile. Ses dettes s’accumulent et atteignent le montant de 4600 milliards de centimes.

En 2013, il tente d’obtenir un nouveau prêt auprès du Crédit populaire algérien (CPA). Le directeur de la banque lui accorde les prêts demandés. Ce dernier accepte même d’intervenir auprès de la BADR pour l’aider à obtenir des crédits importants. Entre 2014 et 2016, le montant de ces crédits atteint 12 040 000 000.DA

Des sources bien informées font savoir que Mourad Oulmi privilégiait, cependant, le travail avec des banques privées dans le cadre des activités de SOVAC. Le procédé visait à l’obtention de crédits délivrés plus rapidement et plus facilement que les banques publiques.

1.5 Milliards d’Euros disparus…

L’on s’interroge aujourd’hui sur la destination prise par les montants obtenus.

Bizarrement, indiquent des sources au quotidien, «aucune trace de tout l’argent engrangé n’a été trouvée dans les comptes de Mourad Eulmi et de ses frères. Les multiples comptes en banque contenaient des sommes dérisoires».

«L’Algérie, ajoutent ces derniers, était ainsi considérée comme étant un territoire destiné à engranger de l’argent. Les affaires étaient son unique lien avec le pays, sa famille est établie en France, ses biens immobiliers aussi. Que faut-il de plus pour comprendre ce qui s’est passé ?».

Les déplacements les plus fréquents s’effectuaient en direction de Paris, Nice, «mais il y avait aussi l’Espagne, Barcelone où Mourad Oulmi possède des affaires dans le domaine de l’automobile. Il était également très bien introduit dans ce pays, mais également en Allemagne».

Enfin, Le Soir d’Algérie indique que le pire est à venir puisque plusieurs éléments restent confidentiels et ne seront divulgués que lors du procés qui est fixé pour le 11 mai…


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