🔺 – Il Ă©tait le raisin de notre jardin… IDIR EST MORT – “Repose en paix papa”

« Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre père (à tous), Idir le samedi 2 mai à 21h30. Repose en paix papa. »

Un sĂ©isme s’est abattu dans la soirĂ©e de samedi 2 mai 2020. La douloureuse nouvelle a finalement Ă©tĂ© confirmĂ©e par sa famille. MĂŞme si sa famille c’est tout un peuple…

Idir nous a quitté à 71 ans. Il est mort à l’hôpital Bichât à Paris ( suite à une maladie pulmonaire).

Un artiste ne meurt jamais entièrement. Son oeuvre lui survivra…

Repose en paix Papa.

CFIGH…

Idir : “Une chanson vaut mieux que mille discours”

Idir de son vrai nom Hamid Cheriet est nĂ© le 25 octobre 1949 Ă  Ait Yenni en Kabylie. Fils de berger, nĂ© dans le village d’AĂŻt Lahcène, village perchĂ© sur les monts du Djurdjura, son milieu familial est imprĂ©gnĂ© de la tradition et de la culture berbère. Une tradition et une culture qui deviendront son combat et sa raison d’être…

Dans une interview accordée au journal Le Monde datée du 21 août 2019, Idir parlait de son combat :

« Je suis un enfant de l’indĂ©pendance algĂ©rienne. Dès 1962, on ressentait un malaise dans ce pays qui prĂ´nait la souverainetĂ© des peuples alors qu’on brimait notre culture maternelle. Il y avait un paradoxe que l’on vivait assez mal. Ma mère et mon père ne comprenaient pas ce qui se disait Ă  la tĂ©lĂ©vision car ils ne parlaient pas l’arabe. Ils Ă©taient obligĂ©s de me demander de leur traduire. Ils avaient fait la guerre d’indĂ©pendance. Mais leur pays leur donnait des informations qu’ils ne pouvaient pas compren­dre. Les Kaby­les sont-ils des AlgĂ©riens Ă  part entière ? Pourquoi ne fait-on pas l’effort de parler leur langue ? Les considère-t-on com­me des sous-AlgĂ©riens ? Cela a crĂ©Ă© un dĂ©clic. On se sent minoritaire et on se bat. »


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