“L’ENTV appartient au peuple !”, Me Badi clache et met à nu la Chaîne Publique !

Dans la soirée d’hier vendredi 18 avril, l’ENTV a diffusé un reportage dans lequel deux magistrats ont démenti toute poursuite contre des journalistes dans l’exercice de leur profession. 

Dans l’après-midi de ce samedi 18 avril, un des avocats de la défense, Me Abdelghani Badi est revenu sur le sujet dans un message adressé au directeur de la télévision nationale, Ahmed Bensebane.

Me Abdelghani Badi / Page Officielle, Le 18 Avril 2020

(Au directeur de la Chaîne Publique Ahmed Bensebane

objectivité, neutralité, professionnalisme, crédibilité… Il s’agit là des critères qui caractérisent un travail journalistique juste et honnête loin de toute soumission au pouvoir.

L’État et le service public ne signifient pas l’autorité politique et le système de gouvernement.

La télévision publique appartient au peuple algérien et non aux factions, gangs et réseaux du régime.

Lorsque le procureur de la république et le procureur Général adjoint ont mené une campagne visant à blanchir le pouvoir pour ses pratiques contre le journalisme, vous auriez au moins dû, par souci de professionnalisme, donner le droit de réponse à la défense des journalistes emprisonnés afin de leur permettre d’éclairer l’opinion publique sur leurs affaires de leur point de vu.

Ce que vous avez fait est d’une partialité sans égale envers une partie en conflit. En l’occurrence l’accusation à l’encontre des journalistes et leur défense.

Vous leur avez donner la parole à la télévison avant le Tribunal. Chose que la loi interdit du fait qu’il s’agit d’une tentative délibérée d’influencer des décisions de justice avant leurs parution. Et c’est exactement ce que vous avez fait en utilisant le service public  en diffusant les déclarations des juges d’instruction pour influencer la Justice.

Article 147 /1 du code pénal

Art. 147. : 1- (sont punis) les actes, paroles ou écrits publics qui, tant qu’une affaire n’est pas irrévocablement jugée, ont pour objet de faire pression sur les décisions des magistrats)

Reportage ENTV :

« Il n’y a pas de cas de journalistes emprisonnés pour avoir accompli leur travail ou pour des faits pouvant être qualifiés de délits de presse. Il y a cependant très peu de cas qui concernent des poursuites contre des personnes dans le cadre du droit commun ».

C’est ce qu’a tranché le procureur de la République près le tribunal de Chéraga dans cet incroyable reportage diffusé par l’ENTV. « Les faits n’ont rien à voir avec le métier de journaliste ou la qualité de journaliste », a-t-il ajouté.

Le procureur général adjoint près la cour d’Alger s’est lui aussi exprimé dans le cadre de ce reportage. « Je vous assure qu’actuellement, il n’y a pas de journaliste en prison pour un travail journalistique ou pour avoir exprimé une opinion », a-t-il insisté. « Les journalistes emprisonnés, c’était pour des faits qui entrent dans le cadre du droit commun. Certains n’ont même pas la qualité de journaliste au sens de la loi », a-t-il lancé sans citer de noms.


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