76h après l’arrestation du Général Wassini : « Zeghmati sous ISTN ? », 259 jours après…

Les jours de Zeghmati sont-ils comptés ? C’est la question que pose ce jeudi 16 avril Le Soir d’Algérie qui entrevoit des jours sombres pour l’actuel ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, suite à la mise en détention de celui qui l’aura imposé : Le désormais ex-patron de la Direction de la sécurité intérieure (DSI), le Général Wassini Bouaza.

Ce dernier, auprès de l’opinion, est soupçonné d’être un homme d’intrigues, auteur de dossiers falsifiés à l’encontre de personnalités politiques, de l’emprisonnement des détenus d’opinion, l’homme qui susurrait à l’oreille du défunt Gaïd Salah l’amenant à prendre des décisions radicales…

« Il jouissait de sa confiance, dit-on, et de pleins pouvoirs qu’il ne pouvait naturellement parachever qu’en s’appuyant sur l’appareil judiciaire », écrit le quotidien. C’est là qu’apparaît le nom de Belkacem Zeghmati.

Zeghmati, le ministre au 1000 emprisonnement !

Revenant sur son parcours, le quotidien dresse le profil de ce ministre de la Justice, en poste depuis 259 jours (1er août 2019), qui aura emprisonné plus de mères de familles et de jeunes chômeurs que son « détesté » prédécesseur : Tayeb Louh. Prés d’un millier en moins d’une année.

Ainsi, évincé par Abdelaziz Bouteflika pour avoir osé croiser le fer avec Chakib Khelil, auteur d’un mandat d’arrêt à l’encontre du protégé de l’ancien président de la République, il jouit d’une popularité et d’une estime particulières tant au sein de sa corporation qu’auprès de l’opinion.

Mais très vite, des doutes se mettent en place. La vague d’emprisonnements des manifestants du Hirak, des porteurs du drapeau amazigh, les anomalies constatées dans la gestion de certains dossiers sensibles inversent le sentiment. A plusieurs reprises, le Syndicat national des magistrats, mais aussi des avocats, dénonce publiquement «le travail des officines secrètes qui interviennent dans le travail de la justice».

Zeghmati ne symbolise plus seulement la lutte anti-corruption qui bat son plein dans le pays.

Zeghmati-Gaid Salah, L’accolade télévisée…

Le 1er novembre 2019, Gaïd Salah lui adresse un message qui accentue les doutes. Lors de la cérémonie célébrant l’évènement, le ministre de la Justice fait une accolade au chef d’état-major qui le félicite et lui demande, face aux caméras, de «poursuivre jusqu’au bout».

Une marque de confiance indiscutable, la même dont jouissait l’ex-patron de la DSI. Il n’a donc pas fallu longtemps pour que le nom de Zeghmati surgisse dans l’affaire Wassini Bouazza.

Depuis l’arrestation de ce dernier, il est au centre de très nombreuses rumeurs. Pour certains, ce dernier est frappé d’ISTN (interdiction de sortie du territoire national) depuis 24 heures, d’autres laissent entendre que des mesures immédiates seront prises à son encontre. Des dossiers d’une grande sensibilité dans lesquels il aurait trempé sont mis en circulation sur les réseaux sociaux. D’autres encore avancent même le nom de son probable remplaçant, Mestiri, ancien procureur du tribunal civil de Blida…


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