“Nous ne sommes pas des Kamikazes” : Les médecins libéraux exigent des moyens de protection !

Après avoir été au centre de virulentes critiques en raison de la fermeture de nombreux cabinets médicaux privés, les médecins libéraux, par la voix du Syndicat national des médecins libéraux (SNML), sortent de leur réserve et mettent en avant le problème de «manque de moyens de protection contre le Covid-19».

Dans une déclaration rapportée par le quotidien El Watan ce dimanche 12 avril, le président de l’organisation syndicale, le docteur Mustapha Benbrahem, a commencé par rappeler qu’en pleine pandémie de Covid-19, le gouvernement a publié deux décrets exécutifs «faisant obligation aux cabinets médicaux de maintenir leur activité sous peine de poursuites pénales et de sanctions administratives de retrait immédiat et définitif des titres légaux d’exercice de l’activité ».

Mais il était entendu qu’en contrepartie, l’État et les administrations concernées ont la charge de doter en matériel de protection chaque médecin libéral par un kit de protection adéquat : (masques FFP2 ou FFP3, visières, blouses ou camisoles, gants d’examen, bavettes trois plis pour le personnel et les patients, gel hydroalcoolique pour les praticiens et leurs patients».

« Ils exigent, mais ne fournissent pas les moyens ! »

Or, les autorités demandent aux médecins de s’acquitter de leur part de marché, sans pour autant honorer la leur.

Le président du SNML indique, «à ce jour, en l’absence de toute protection, une majorité de nos médecins ont dû restreindre leur activité ou fermer leurs cabinets et prendre des mesures alternatives telles la télé consultation, l’affichage des horaires de consultation et des numéros de téléphone afin d’assurer la continuité des soins et la prise de rendez-vous en cas d’urgence».

Pour le Syndicat, «ces actes ne sont en aucun cas un désengagement à soigner la population, mais une prise de conscience et de responsabilité de nos médecins à ne pas mettre en danger la vie des patients à un risque certain de maladie ou de mort par une contamination au Covid-19».

« Les médecins ne sont pas des kamikazes…« 

Sur ce sujet, Docteur Nadia Berrekla-Yefsah écrivait sur sa page Facebook le 7 avril :

« (…) nos médecins en Algérie sont dans un dilemme et je suis de tout cœur avec eux. C’est humain d’avoir peur. Comment pourraient-ils soigner les gens sans un minimum de protections pour eux ? C’est des médecins ce ne sont pas des kamikazes ! J’invite les Rakis à faire face à la situation avec leurs grigris eux ils ont la protection divine. Un médecin normal sait ce qu’est un virus, pas lui ».  


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