Après un séjour en France, un Wali infecté par le COVID-19 ! Direction hôpital… Militaire !

Comme beaucoup, voire tous les responsables algériens, c’est en France que le Wali de Mascara a choisi de passer quelques jours de vacances et de détente. Mauvais timing pourtant puisque le site Algérie Part nous rapporte dans son édition de ce mardi 31 mars que ce monsieur et toute sa famille ont été infectés au COVID-19.

Évidement pas question de les hospitaliser dans les mouroirs qui servent d’hôpitaux aux algériens du bas peuple. Selon le site ils ont été hospitalisés en toute urgence et placés en quarantaine à l’hôpital Militaire d’Oran.

Le ministère de l’Intérieur a confirmé officiellement ce mardi matin qu’Abdelhalek Seyouda est atteint par le COVID-19 sans fournir davantage d’informations sur son actuel état de santé.

En amorce de son sujet, Algérie Part avait pris soin d’indiquer que  » l’épidémie du coronavirus ne fait pas la différence entre les dirigeants et les simples citoyens en Algérie ».

Des tenues de protection high-tech pour les uns, des sacs poubelles pour les autres…

Hier lundi, le Professeur Salim Benkhedda, chef du service de cardiologie au CHU Mustapha Bacha à Alger, a poussé un véritable cri de colère à la suite de la visite officielle du Premier-ministre, Abdelaziz Djerad, à Blida.

En effet, toute honte bue, le premier-ministre ainsi que ses collaborateurs qui l’ont accompagné portaient tous des camisoles, des masques de protection, des gants et tous les équipements nécessaires à la lutte contre la contamination au coronavirus. Des équipements qui manquent cruellement aux médecins algériens mobilisés chaque jour dans les hôpitaux assaillis par les cas suspects et malades souffrant des symptômes du COVID-19. Certains ont même confectionné des tenues à l’aide de sacs poubelle !

« Le premier-ministre et tout le gouvernement en camisoles.. Quel Gâchis ! Et nous au CHU de Mustapha Bacha, nous sommes en train de mendier ou de supplier pour avoir des bavettes », s’indigne sur sa page Facebook le professeur Salim Benkhedda qui n’a pas pu retenir sa colère face à cette gouvernance à deux vitesses dont fait preuve le pouvoir algérien.

« Cette nuit, nous avons effectué une angioplastie (une technique médico-chirurgicale de modification d’un vaisseau sanguin) sur une femme âgée de 50 ans. Aucune combinaison n’était disponible pour le personnel soignant », a dénoncé encore le professeur Salim Benkhedda.


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