Coronavirus : Faute de kits de dépistage, 20 étudiants relâchés à Boufarik ! L’incroyable histoire…

« Faute de kits de dépistage, une vingtaine de cas suspects ont été relâchés sans que le personnel médical ne puisse vérifier s’ils sont porteurs du dangereux Coronavirus »…

C’est l’incroyable information que rapporte le site Algérie Part qui en dit long sur le manque criant de moyens du secteur de la santé algérienne et la forte pression exercée sur le laboratoire de l’Institut Pasteur qui pilote officiellement l’opération des dépistages des cas suspects du Coronavirus en Algérie.

Tout a commencé ce matin samedi 14 mars, lorsqu’une vingtaine d’étudiants et étudiantes d’une section de Master 2 en biologie de l’université de Blida ont été contactés par leur professeur pour leur dire de partir en extrême urgence à l’hôpital de Boufarik afin de subir des tests de dépistage. Ces étudiants et étudiantes ont fréquenté durant plusieurs jours une camarade étudiante dont le père est décédé à Blida des suites de l’épidémie du Coronavirus. Il s’agit de l’un des trois décès officiellement enregistrés par le ministère de la Santé en Algérie.

Malheureusement, depuis le début de la matinée, cette vingtaine d’étudiants et d’étudiantes ont attendu leur tour pour effectuer les tests de dépistage. A la fin de l’après-midi, les responsables du service infectiologie de l’hôpital de Boufarik ont été contraints de relâcher ces cas suspects en leur demandant de rentrer chez eux à défaut de kits de dépistage qui n’ont pas été encore expédiés depuis l’Institut Pasteur d’Alger.

« Une situation chaotique qui en dit long sur le danger majeur que fait peser sur la santé des Algériens la désorganisation des institutions sanitaires algériennes. Ces cas suspects circuleront ce soir et demain encore en toute liberté alors qu’ils peuvent facilement développer tous les symptômes du dangereux Coronavirus. Combien de personnes de leur entourage peuvent être en danger ? », commente le site.

Rupture de stock des tests de dépistage à l’Institut Pasteur

Dans un autre article paru la même journée d’hier dimanche, Algérie Part indique que l’Institut Pasteur ne peut plus fournir aux hôpitaux algériens, notamment ceux de la région de Blida comme l’hôpital de Boufarik, les indispensables tests de dépistage pour examiner les cas suspects présentant des syndromes du Coronavirus COVID-19.

Face à cette rupture de stocks qui frappe l’Institut Pasteur d’Alger, c’est la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) qui doit fournir aux hôpitaux algériens notamment celui de Boufarik les tests de dépistage nécessaires à la prise en charge des cas suspects de coronavirus.

Il faut savoir que la PCH est l’organisme chargé en Algérie d’œuvrer à approvisionner les établissements hospitaliers en produits pharmaceutiques vitaux. Or, ajoute le site, à la PCH, la gestion des livraisons des tests de dépistage est très lente et déficiente. A peine 30 à 40 tests de dépistage de coronavirus sont fournis régulièrement aux hôpitaux.

Preuve en est, hier dimanche 14 mars, le responsable des approvisionnements au niveau de la pharmacie de l’hôpital de Boufarik a passé toute la journée au niveau de la PCH, mais à la fin de la journée, il est rentré bredouille à Boufarik car aucun test de dépistage de coronavirus n’était encore disponible !

« La situation est juste chaotique ! », conclut le site.


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