“Apportez vos preuves et décapitez moi !” : Haddad nargue les juges et leur dossier vide !

« Si vous avez vraiment des preuves contre moi pour blanchiment d’argent, décapitez-moi ! »

C’est ce qu’a lancé aux juges de la Cour d’Alger, le patron de l’ETRHB, Ali Haddad, ayant définitivement pris conscience qu’aucune preuve tangible contre lui  n’a pu être attestée par les enquêteurs et que le dossier est définitivement vide et ne repose que sur des certitudes. Il était interrogé ce mardi 3 mars dans le cadre du procès en appel de l’affaire des privilèges illicites accordés aux projets du montage des véhicules neufs et les financements occultes de la campagne électorale du Président Bouteflika.

« On ne juge pas sans preuves !« 

Cette déclaration de Haddad n’a pas maqué, une fois encore, de faire  réagir ceux parmi les observateurs qui n’ont eu de cesse de considérer que la corruption est d’abord et avant tout un fait généré par l’absence de rigueur dans la gestion des affaires publiques. « Existe-il dans le monde une Justice qui juge sur des certitudes ? Où est le travail d’enquête ? Où sont les preuves ? », peut-on lire sur les commentaires.

Pour ces mêmes observateurs, « le personnel politique cherche à tout mettre sur le dos des hommes d’affaires ». Les « investisseurs », selon eux, n’ont fait que ce que leur dictait leur travail : Faire de l’argent ! Ils n’ont fait que s’adapter à l’environnement des affaires algérien !

La corruption est d’abord et avant tout un fait du personnel politique !

Selon ces mêmes commentateurs, Ali Haddad, Tahkout et touts les autres businessmen n’ont pas vocation ni à s’occuper du bien être du « MOUWATAN EL BASIT » (peuple défavorisé), ni de préserver l’argent public. Ce rôle est du ressort des politiques et des élus qui, eux, sont tenus par un contrat moral avec le peuple. Et c’est justement ce personnel politique qui s’est mis en vente pour accorder des passe-droits aux Haddad & Cie.

Ces mêmes observateurs appellent dans leurs pages à d’abord poursuivre les ministres, députés, hauts responsables de l’administration publique, magistrats, qui sont les premiers et seuls qui doivent être poursuivis pour corruption !

Haddad, Tahkout, Kouninef, comme tous les hommes d’affaires du monde sont immoraux, sans scrupules, avides d’argent. Ils n’ont fait que s’adapter et travailler selon les normes instaurées par le personnel politique, souvent par incompétences à imaginer des règles et des mécanismes de gestions des affaires publiques. Faisant de l’Algérie un des pays les plus poreux, les plus fragiles qui a permis à des centaines de personnes à détourner des centaines de millions de dollars avec une facilité qui aurait tenté les anges !

Source : Algérie Part


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