“Ils ont voté toutes les Lois !” : Sellal explose et implique les Députés… “Bouteflika doit témoigner !”

Explosif. C’est ainsi que qualifie Algérie Part les propos de  l’ancien premier-ministre, Abdelmalek Sellal qui comparaissait ce dimanche 1 mars devant les juges de la Cour d’Alger, pour le procès en appel de l’affaire de l’assemblage automobile et du financement de la campagne pour le cinquième mandat.

«J’ai appliqué la politique de l’Etat. S’il y a des lacunes, le Parlement l’a adoptée ». C’est ce qu’a déclaré Sellal qui avait été condamné la première fois le 10 décembre 2019 par le tribunal de Sidi M’hamed à 12 ans de prison ferme pour des accusations de malversations financières et des faits de corruption. Il a ainsi sur cette simple phrase impliqué les députés qui ont voté les lois qui ont ruiné toute l’économie du pays.

« Bouteflika doit témoigner ! »

 « C’est une affaire politique. Le premier responsable c’est Bouteflika. Il faut qu’il soit présent en tant que témoin. L’heure est grave. Certes le président était malade, mais il suivait au moindre détail ce qui se passait à travers son frère (Said Bouteflika) », s’est encore défendu Abdelmalek Sellal. D’autant, a-t-il assuré, qu’ «à cette époque-là, il n’y avait ni justice, ni parlement ni gouvernement, tout le pouvoir était entre les mains de Bouteflika ».

« Je n’avais aucun pouvoir sur Bouchouareb ! »

Sellal a expliqué aux juges qu’il n’était nullement responsable du gâchis financier constaté à la suite du lancement des projets de l’industrie du montage des véhicules neufs. « Je n’ai pas géré des projets. Tout secteur avaient un ministre, et moi, j’ai coordonné et veillé sur l’application du programme », a-t-il dit, en reconnaissant qu’il n’avait aucun « pouvoir » sur Abdesslam Bouchouareb, l’ex-ministre de l’Industrie, en fuite à l’étranger et condamné lui aussi par le tribunal de Sidi M’hamed à 20 ans de prison ferme.

Sellal a juré aussi qu’il avait « demandé à maintes reprises l’écartement de Bouchouareb, mais, je n’avais pas de pouvoir sur lui », ajoutant que le cahier des charges ne se fait pas à l’initiative du premier ministre, mais à celle du ministre. « Mois je signe uniquement les décrets exécutifs, et Ouyahia est témoin, c’est la vérité », a-t-il insisté.

Retour sur l’affaire des 585 Milliards de la campagne du 5e mandat disparus !


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