Affaire Ali Haddad : 124 Marchés Publics, 211.000 Milliards de Crédits… Les chiffres hallucinants de l’enquête !

Dans son édition de lundi 27 janvier, El Watan revenait sur les hallucinantes  conclusions de l’enquête préliminaire dans le dossier Ali Haddad. Ces dernières font état de révélations hallucinantes, de chiffres à donner le vertige et de pratiques de rapine incroyables.

Ainsi, on apprend que depuis l’année 2000, le groupe ETRHB a bénéficié de 124 marchés publics (dont la plus grande partie entre 2012 et 2018), d’un montant de 78 410 milliards de centimes.

Répartis comme suit :

  • Travaux publics : 99 marchés, pour une enveloppe de 56 430 milliards de centimes,
  • Hydraulique : 23 marchés d’un montant de 21 719 milliards de centimes,
  • Energie : 2 marchés de plus de 261 milliards de centimes.

211.000 Milliards de crédits des Banques Publiques !

Pour les enquêteurs, le statut de privilégié accordé à Ali Haddad n’a été possible que grâce à sa relation assez solide avec Saïd Bouteflika, frère du Président déchu.

Un statut qui va lui permettre de bénéficier de 452 crédits auprès des banques, pour un montant de 211 000 milliards de centimes, dont 167 000 milliards de centimes, soit 83%, ont été accordés par des banques publiques, à leur tête le CPA (Crédit populaire d’Algérie), avec 73 000 milliards de centimes, soit 43% des montants prêtés.

Et au quotidien de poser la question que beaucoup évitent : Comment se fait-il que ni les banques ni les structures de contrôle financier, comme la CTRF (Cellule du traitement du renseignement financier) ou la Banque d’Algérie, n’ont décelé de telles situations ? D’autant que le rapport préliminaire affirme que le nombre d’incidents de remboursement ont atteint 88, dont seulement 4 ont été remboursés par le groupe ETRHB !

51% Haddad et 49% pour Teixeira, Mapa, Ozgun…

L’enquête s’est attardée sur chaque marché obtenu par Ali Haddad dans des conditions douteuses et explique comment ce dernier s’arrangeait pour être dans des groupements de sociétés avec, comme chef de file, des entreprises étrangères – le portugais Teixeira, les turcs Mapa et Ozgun, les chinois CSCEC et Chec, l’italien Rizzani Todini, les espagnoles Ofcc, Inerica, Enyse – pour qu’elles bénéficient de la plus grande partie des montants transférables à l’étranger.

Les avenants, l’autre incroyable pratique !

L’enquête révèle en outre que la majorité des projets confiés à Ali Haddad ont vu leur prix augmenter et fait l’objet, par la suite, d’avenants qui ont suscité de lourdes pertes financières. Cité a titre d’exemple, le montant des travaux d’aménagement des gorges de Kherrata, sur la RN9, arrêté à 3 526 333 646 DA et 89 350 880 millions d’euros, a connu, après la signature de l’avenant (02) une hausse de 1 250 954 582 DA et de 8 903 685 euros, soit une augmentation de 59% pour la partie en dinars et de 99,6% pour la partie en devises, avec une prolongation du délai de réalisation de 14 mois.

Une pratique qui, selon les enquêteurs, aurait permis à Ali Haddad d’ériger des fortunes colossales à l’étranger. Ce qui lui a entre autres permis d’acheter à Barcelone, en Espagne, l’hôtel Palace pour un montant de 55 millions d’euros.

L’Hôtel Palace de Barcelone


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