Qui a assassiné le « RAKI » Belahmar et Pourquoi ? Crime d’honneur, Contrat ou acte isolé… Les trois pistes

Dimanche 22 décembre, le quotidien arabophone Ennahar rapportait que le charlatan surnommé Abou Mouslim Belahmar, rendu célèbre grâce à quelques chaînes de télévision très portées sur le charlatanisme, a été assassiné chez lui durant nuit par des inconnus qui lui ont asséné plusieurs coups de couteau. Le journal parle d’ »inconnus », ses assassins seraient donc plusieurs.

Depuis, plusieurs thèses ont fleuri sur cet incroyable assassinat. Si la version officielle évoque « un acte isolé » d’un des « clients » de ce charlatan, d’autres n’écartent pas le crime d’honneur ou encore un contrat émanant d’un ou plusieurs hauts responsables qui recouraient à ses pratiques.

« L’assassin est un malade mental… »

Pour le site de la chaîne de télévision El Hayat, l’assassin est un jeune homme résident à Relizane âgé de 36 ans ayant eu recours aux services de Belahmar pour soigner des troubles psychologiques. Selon cette source, il a avoué devant les enquêteurs avoir décidé de tuer le « RAKI » depuis plusieurs mois déjà « parce que ce sont des RAKI comme lui qui ont assassiné l’ex-président Algérien Boumedienne en 1978 », a-t-il dit.

Un assassinat commandé…

Plusieurs autres pages sur internet évoquent un assassinat commandé par un ou plusieurs hauts responsables. Ces deniers s’appuient sur les déclarations l’ancien député de Relizane et ex-conseiller au ministère des Affaires étrangères, Adda Fellahi, dont les propos ont été relayé par le quotidien Le Courier d’Algérie.

Ainsi, l’ex-député a déclaré sur sa page Facebook que « le Raspoutine algérien » (référence au guérisseur et voyant russe, réputé très proches des palais impériaux des Tsars russes), comptait parmi ses clients de hauts responsables. « Des dignitaires, riches et hauts cadres de l’État frappent tous à sa porte pour chercher une Rokia », a-t-il écrit.

Une déclaration qui aura suffit à faire dire à certains que l’assassinat de Belahmar été commandité pour ne pas que ce dernier divulgue des informations qu’un de ces dignitaires ou hauts responsables auraient confessé lors d’une de ces séances de « ROKIA ». Surtout que des drogues hallucinogènes son souvent utilisées dans le cadre de ces pratiques.

Le crime d’honneur…

« De nombreux exorcistes ont été pris en flagrant délit d’abus sur des femmes désemparées qui voient dans ces pratiques moyenâgeuses, rétrogrades, un moyen d’éloigner le « mauvais œil » ou de la « malchance », souvent à l’insu de leur mari ou de leurs proches ».

C’est ce qu’écrit Algérie Patriotique dans son édition du 22 décembre. Et au site de s’interroger : « A-t-il fait les frais d’abus qu’il aurait commis sur des femmes qui se rendaient en grand nombre chez lui pour obtenir la bénédiction, connaître leur sort ou se défaire de la déveine ? »

Il n’en fallait pas plus pour orienter certains regards vers un crime d’honneur évoquant la vengeance d’un parent d’une femme qui aurai été abusée sexuellement par ce personnage qui aura fait son beurre dans l’environnement par trop gobeur dès qu’il s’agit de manifestations parapsychiques.

Belahmar, ou l’aliénation télévisuelle…

Le charlatan Belahmar a défrayé la chronique par ses pratiques maraboutiques appuyées sur la religion. Dans ses causeries télévisées très suivies par les téléspectateurs crédules et superstitieux, il se concentrait sur les activités paranormales, expliquant comment se débarrasser des djinns et autres êtres maléfiques.

Certaines chaînes algériennes se sont singularisées depuis leur création par le recours à ce genre de marabouts déguisés en imams ou en théologiens pour augmenter leur audimat. Un phénomène qui a fait recette et qui a encouragé des pans entiers de la société à suivre ce genre d’émissions où le ridicule le dispute à l’aliénation.


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