Said Bouteflika, Silence froid et regard méprisant face au Juge ! Découvrez l’incroyable échange et la vidéo.

C’est un Saïd Bouteflika en tenu de prisonnier, mais l’air hautain, sourire en coin, qui devait répondre aux questions du juge qui l’a convoqué comme témoin ce samedi 7 décembre, dans le cadre du procès des usines de montage automobile et du financement occulte de la campagne électorale pour le cinquième mandat.

L’échange entre le Juge et Said Bouteflika rapporté par la presse présente sur place  :

Le Juge : Vous avez chargé Ali Haddad de garder l’argent de la campagne électorale chez lui au siège de l’ETRHB.

Said Bouetflika, le regard froid, le fixe des yeux et refuse de répondre.

Le procureur de la république prend le relais : Haddad nous a dit que vous l’avez instruit de transférer l’argent du siège de campagne vers la siège du groupe ETRHB. Vous avez le droit de répondre ou de garder le silence.

Said Bouetflika lui lance un sourire méprisant et garde le silence.

Le juge demande alors de faire sortir l’accusé de la salle.

Said Bouteflika avait déjà refusé de comparaître à son procès…

Le site TSA rappelle que l’attitude du frère et conseiller de l’ancien président était prévisible, puisque lors de son propre procès en septembre devant le tribunal militaire de Blida, il avait refusé de comparaître. À l’issue de son jugement, il avait écopé de 15 ans de prison ferme, au même titre que les autres accusés, les généraux Toufik et Tartag et la SG du parti des travailleurs Louisa Hanoune. Saïd et les autres prévenus étaient poursuivis pour « complot contre l’autorité de l’armée et de l’État ».

Le juge devra demain dimanche 7 décembre rendre sa décision face à ce refus de répondre de Said Bouteflika.

« Saïd avait peur d’un cambriolage »

Plus tôt cette même journée de samedi, c’est Ali Haddad qui s’expliquait devant le même juge lors de son audition sur les 19.5 Milliards découverts au niveau du siège de son entreprise ETRHB et destinés au financement de la campagne de l’ex-candidat Abdelaziz Bouteflika.

Ali Haddad : « C’est Said qui m’a contacté et m’a demandé de l’aider à organiser la campagne électorale de son frère ».

Ali Haddad : « C’est Said Bouteflika qui m’a ordonné de conserver l’argent de la campagne estimé à 19.5 Milliards (centimes) au niveau du siège de l’ETRHB ».

Ali Haddad : « Said craignait que le bureau de campagne de Hydra ne se fasse cambrioler ».


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