« Il critique des BAC+7 devant des Parlementaires analphabètes ! » : Zeghmati sous le feu des Magistrats !

« Il est inacceptable que des juges qui ont fait au minimum sept ans d’études supérieures soient critiqués de cette façon devant un Parlement dont certains membres sont des analphabètes et des ministres qui n’ont obtenu leur diplôme universitaire qu’après leur entrée au gouvernement »…

C’est ainsi qu’a répondu le porte-parole du Club des magistrats, Saâdedine Merzoug, a l’actuel ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati après que ce dernier ait critiqué les juges  « publiquement et de façon populiste » en plein Parlement, devant les trois coiffeuses députées : Naima Salhi, Halima Zidane et Akila Rabhi.

Des propos d’autant inacceptable qu’ils émanent d’un ministre de la Justice à la légitimité douteuse, appartenant à un gouvernement désigné par des forces extra-constitutionnelles », ajoute-t-il dans une déclaration rapportée ce samedi 30 novembre par le site TSA.

De surcroît, ajoute Saâdedine Merzoug, Zeghmati « était jusqu’à il n’y pas longtemps, enseignant à l’Ecole supérieure de la magistrature. Et a, de fait, une part de responsabilité dans la supervision des dernières promotions ».

Le Club rappelle que tous les ministres de la Justice depuis l’indépendance ont critiqué les juges « publiquement et de façon populiste », « sans proposer de solution ou d’alternative », citant Amar Bentoumi, Mohamed Bedjaoui, Mohamed Chérif Kherroubi, Ahmed Ouyahia et Mohamed Charfi.

Quand Zeghamti plombait le dossier Sonatrach 2 !

Il est surtout rappelé à M. Zeghmati son silence devant des critiques similaires émises en 2014 par le ministre de la Justice de l’époque (Tayeb Louh, ndlr). Au cours d’une visite à l’école de la magistrature, et juste après une conférence de l’enseignant Zeghmati, le ministre avait taillé en pièces la qualité de la formation, promettant d’apporter des changements.

« Zeghmati n’avait pas protesté ne serait-ce que du bout des lèvres et il n’avait trouvé que les élèves, qui sont aujourd’hui des magistrats en exercice, pour le réconforter après le départ du ministre », rappelle le Club.

Cela ne signifie pas, concède l’organisation, que les juges sont infaillibles, citant « l’erreur procédurale du procureur général près la Cour d’Alger dans l’affaire Sonatarch 2 ». Le procureur en question n’était autre que M. Zeghmati…

Un des députés devant lesquels le ministre a dénigré les magistrats : La Députée de Chelef Halima Zidane 


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