Ils n’ont pas répondu à deux convocations : Saidani et son épouse officiellement convoqués par le juge de Chéraga…

Dans son édition de ce mardi 22 octobre, le quotidien El Watan révèle que le doyen des juges d’instruction du tribunal de Chéraga, près la cour de Tipasa, mène depuis septembre dernier une enquête des plus délicates.

Cette dernière, ajoute le site, risque bien d’éclabousser de nombreuses personnalités qui se sont accaparées d’importantes concessions agricoles. Pour certaines détournées de leur vocation et pour d’autres, revendues à des prix hallucinants.

2014, l’année du scandale…

En fait, précisent El Watan, le scandale a éclaté en 2014 et sur la base d’une plainte contre x pour «détournement d’importantes superficies du foncier agricole». Et c’est le même tribunal qui s’en est saisi.

Comme souvent, l’instruction a vite été mise sous le coude, sur instruction de l’ex-présidente de la cour de Tipasa, Mme Belekcir, née Boukhers, épouse de l’ancien patron de la Gendarmerie nationale, sur intervention de l’ex-ministre de la Justice, Tayeb Louh.

Pourquoi ? Tout simplement, parce que les personnes soupçonnées sont de hauts cadres de l’Etat, d’anciens ministres et surtout le nom de Amar Saadani, à l’époque secrétaire général du FLN, ainsi que celui de son épouse figurent sur la liste.

Le Notaire accable Saidani …

El Wtan indique qu’au premier pas de l’enquête, le magistrat a commencé par convoquer le notaire qui a validé l’attribution des concessions à certains pontes du système, en violation de la loi qui régit les exploitations agricoles collectives et individuelles.

Lors de son audition au début du mois de septembre dernier, le mis en cause a livré, au magistrat instructeur, une longue liste de bénéficiaires.

Parmi eux, Amar Saadani, destinataire, au milieu du mois de septembre, d’une première convocation du juge, à laquelle il n’a pas répondu, puis une seconde restée aussi sans réponse.

Madame Saidani mouillée jusqu’au cou !

Selon les révélations du notaire, l’ancien président de l’APN a bénéficié d’une importante concession agricole, inscrite au nom de son épouse, et a érigé, illégalement, des constructions sur la parcelle.

Etant installé en France où il possède des résidences dans des quartiers huppés de la capitale, le couple Saidani a été convoqué comme témoin dans un premier temps, mais n’a pas répondu présent devant le tribunal.

Le quotidien indique que le juge d’instruction devrait entendre, dans les jours à venir, un ancien ministre de la Communication également parmi les bénéficiaires, en attendant de prendre d’autres mesures en ce qui concerne Amar Saadani et son épouse.

L’interrogation…

Ainsi, indique El Watan, après avoir échappé à la justice dans l’affaire GCA, mais aussi dans la compromission avec les services marocains, qui auraient financé l’acquisition d’un bien immobilier en Espagne, Amar Saadani se retrouve rattrapé par un dossier de détournement de foncier agricole à Chéraga.

Et au quotidien de s’interroger : « Va-t-il compter sur ses soutiens encore puissants au plus haut sommet de l’Etat ou va-t-il rendre compte de ses actes devant la justice ? La question reste posée…. »


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